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Rexecode prévoit 100 000 pertes nettes d'emplois d'ici à 2013

Le taux de chômage pourrait atteindre 10% dès cet été et 10,5% fin 2013 en France métropolitaine.

Le taux de chômage pourrait atteindre 10% dès cet été et 10,5% fin 2013 en France métropolitaine. - -

Deux études publiées ce mardi 17 juillet par Rexecode et l'OFCE font état de pertes d’emplois dans les mois à venir. Le récent "coup de pouce" au Smic aurait moins de conséquences négatives qu'annoncé.

Il y aura plus de 100 000 pertes nettes d’emplois en 2012-2013, selon une étude de l'institut COE-Rexecode, publiée ce mardi 17 juillet.

Intitulée Situation et perspectives de l'emploi à la mi-2012, ce travail indique que le redressement de l’emploi intervenu en 2010 n’a été que de courte durée. Selon l’institut proche du patronat, l’activité stagne en France depuis le printemps 2011, et cela "se traduit par une dégradation de la situation de l’emploi dans tous les secteurs qui devrait se poursuivre en 2012".

87000 emplois en moins dès cette année dans le secteur marchand

D’après l'institut COE-Rexecode, en 2012-2013, la croissance économique sera insuffisante pour retrouver des créations nettes d’emploi. Le secteur marchand non agricole serait le plus touché avec environ 87 000 emplois salariés marchands nets perdus au cours de l’année 2012 et un peu plus de 30 000 courant 2013.

Le taux de chômage franchirait le seuil de 10% cet été 2012 et atteindrait 10,5% fin 2013 en France métropolitaine.

Pour sortir de cette impasse économique, l’institut préconise de restaurer la compétitivité et la profitabilité des entreprises. "C’est une des leçons à retenir de l’Allemagne où le taux de chômage est à son plus bas niveau des vingt dernières années", affirme le document de travail.

Le coup de pouce au Smic détruirait très peu d

Une autre étude, publiée ce mardi par l’OFCE, indique que le récent coup de pouce au Smic de 0,6% au 1er juillet effectué par le gouvernement détruirait "très peu d’emplois": entre 1900 et 2800 selon l'institut.

C’est plutôt une bonne nouvelle pour le gouvernement car l’analyse de l’observatoire, réputé proche du parti socialiste, vient contrebalancer les précédentes études nettement plus pessimistes sur le sujet. Francis Kramarz, l'un des experts du groupe sur le Smic, avait notamment estimé qu’une augmentation de 1% du Smic entraînerait la destruction de 25 000 emplois, soit 15 000 postes supprimés pour un "coup de pouce" de 0,6%.

Arthur de Laborde