BFM Business

Retraites: "un effort nécessaire pour tous les Français"

Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, à l'Assemblée nationale, en décembre 2012.

Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, à l'Assemblée nationale, en décembre 2012. - -

Marisol Touraine revient sur les retraites et les efforts que les Français vont devoir consentir pour préserver le système, dans un entretien au journal "Le Figaro" vendredi.

La ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine confirme que dans le cadre de la réforme des retraites, qui devrait être abordée à l'automne par le gouvernement, "un effort sera nécessaire, auquel devront participer tous les Français", dans un entretien au journal Le Figaro vendredi.

"Des décisions seront prises d'ici la fin de l'année. Nous avons trois défis: le financement à court terme, la pérennité à long terme de notre système par répartition et des mesures de justice," indique Marisol Touraine.

"La retraite par répartition doit rester le socle"

"Si on parle de durée de cotisation, qui est le critère le plus juste, vu l'augmentation de la durée de vie, elle doit tenir compte des réalités des carrières. Un effort sera nécessaire, auquel devront participer tous les Français", affirme la ministre.

"La retraite par répartition doit rester le socle. Je ne pousse pas à un bouleversement des principes existants. Nous voulons consolider les principes, les inscrire dans la durée", assure Marisol Touraine qui reconnaît toutefois entendre "les inquiétudes à ce sujet".

Dans cet entretien, Marisol Touraine défend la politique du gouvernement et la première année du quinquennat de François Hollande qui "restera comme une année utile pour la France et les Français. Nous avons mis en place les conditions du redressement, de la croissance et de l'emploi."

Et de préciser: "Il y a une différence entre sérieux budgétaire et austérité! Cette différence, c'est le développement des droits sociaux. Le sérieux budgétaire n'est pas un objectif en soi, c'est la condition même du progrès social: si on abandonne ce sérieux budgétaire, nous risquons d'abandonner le contenu de nos politiques sociales. La droite peut l'accepter. De la part de la gauche, ce comportement serait inacceptable et irresponsable."

A LIRE AUSSI:

>> Famille, retraite : ce que prépare Jean-Marc Ayrault

>> Réforme des retraites: les Français ne font pas confiance au gouvernement
>> Retraite: les Français inégaux face à l’âge de départ

M.R avec AFP