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Redémarrer les hauts fourneaux de Florange coûtera cher

Les hauts fourneaux, "des installations qui détestent être arrêtées", selon les professionnels du secteur

Les hauts fourneaux, "des installations qui détestent être arrêtées", selon les professionnels du secteur - -

Cette partie du site industriel d’ArcelorMittal en Moselle est à l’arrêt depuis des mois. Pour l’éventuel repreneur du site, faire repartir les hauts fourneaux nécessitera de lourds investissements.

L'avenir des hauts fourneaux de Florange en suspens. François Hollande a reçu Lakshmi Mittal, le PDG d'Arcelor Mittal, à l'Elysée le 27 novembre. Le président a déclaré souhaiter poursuivre les discussions en vue de trouver une solution avant la date limite, fixée samedi ar l'industriel. Quoi qu’il arrive, un redémarrage de ces hauts fourneaux va coûter cher à son propriétaire.

C'est un peu plus compliqué qu'appuyer sur un simple bouton. Il faut un à deux mois pour faire repartir un haut fourneau. Opération délicate qui coûte en elle-même quelques millions d'euros. Ce type de machine, à la base, est conçu pour fonctionner en continu. "Des installations qui détestent être arrêtées", selon les professionnels du secteur.

Le problème supplémentaire à Florange, c'est qu'ils sont un peu vieillissants. Ils ont été construits dans les années cinquante et leur dernière rénovation date de 1996 pour l'un, 1998 pour l'autre. Ils ont besoin d'une réfection complète.

D'ailleurs ArcelorMittal l'avait envisagé pour l'année prochaine avant de signer leur arrêt définitif. L'éventuel repreneur n'y échappera pas. Il lui en coûtera plusieurs centaines de millions d'euros, et plusieurs mois d'attente. De quoi dissuader peut être de futurs candidats.

Mais le gouvernement fera tout pour sauvegarder l’emploi à Florange, a rappelé ce 28 novembre Michel Sapin sur BFMTV. Evoquant des négociations "rudes et tendues", le ministre du Travail a confirmé que "l’idée de la nationalisation est sur la table, avec raison". "Si, pour une transition qui facilite une transaction, il faut que l’Etat entre au capital, nous le ferons", a-t-il martelé.

Hélène Cornet