BFM Business

PSA va proposer une rupture conventionnelle collective à 1300 salariés

Le groupe PSA reçoit les syndicats ce mardi 9 janvier.

Le groupe PSA reçoit les syndicats ce mardi 9 janvier. - Damien Meyer - AFP

Le constructeur compte supprimer 2200 emplois, dont une majorité via un plan de rupture conventionnelle collective. Dans le même temps, il va procéder à 1300 embauches en CDI et avoir recours à 2200 emplois jeunes.

Des départs mais aussi des embauches. Le groupe PSA ( (Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall) reçoit ce mardi les syndicats afin d'entamer les négociations sur sa politique de l'emploi pour 2018. Le groupe souhaite lancer dès le mois prochain un plan de ruptures conventionnelles collectives qui concerne 1300 salariés, selon un communiqué.

Le plan comprend également des aménagements de fin de carrière qui concerne 900 seniors. Ce dispositif permet à des salariés de cesser le travail quelques années avant leur retraite, tout en conservant leur contrat de travail et une partie de leur salaire. 50 passeports de transition professionnelle sont aussi à l'ordre du jour. Ce dispositif permet à des salariés volontaires de suivre une formation pour être reconvertis dans des métiers répondant aux besoins de l'entreprise.

Dans le même temps, le constructeur veut procéder à 1300 embauches en CDI dans la division automobile ainsi qu'au recrutement de 2000 jeunes en alternance. En 2018, PSA prévoit par ailleurs 6000 mobilités internes et 1000 parcours de reconversion, des chiffres comparables à 2017.

Un plan examiné le 19 janvier

"L'équilibre entre sortants et rentrants est atteint", a réagi Anh-Qhuan Nguyen (CFE-CGC). A l'inverse, Jean-Pierre Mercier (CGT) a qualifié le projet d'"inacceptable" alors que "PSA est riche à milliards".

La CFDT a noté "avec satisfaction" les recrutements prévus mais "regretté" que la direction "n'envisage que 400 CDI" en production (contre 200 en recherche et 700 dans le commercial), où quelque 8.000 intérimaires sont employés. FO a jugé "intolérable" que les ruptures collectives ne servent qu'à "faire partir des salariés", quand "les ateliers se vident" et qu'il y a "des équipes complètes avec des intérimaires". Le syndicat réclame l'embauche de "17% de cette population".

Quant à la CGT, elle a qualifié le projet d'"inacceptable" alors que "PSA est riche à milliards". Elle s'est en outre inquiétée d'une augmentation de la prime de départ pour les salariés de région parisienne, redoutant une "fermeture à terme" du site de Saint-Ouen.

Le projet sera examiné en comité central d'entreprise le 19 janvier pour une mise en oeuvre courant février. Le plan de RCC (rupture conventionnelle collective) doit faire l'objet d'un accord avec les syndicats totalisant au moins 50% des voix. Il concernerait les métiers de structure, tels que ceux de la communication, des ressources humaines, de la direction financière...

C.C. avec agences