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PSA annonce 900 postes pour reclasser les salariés d’Aulnay

Un tiers des salariés de PSA à Aulnay-Sous-Bois pourraient être reclassés sur le site.

Un tiers des salariés de PSA à Aulnay-Sous-Bois pourraient être reclassés sur le site. - -

La direction de PSA a annoncé la création de 800 postes à Rennes et de 1 500 à Aulnay par les entreprises qui vont s'installer sur les sites de ses usines. Parmi eux 900 correspondraient au profil des salariés du groupe menacé par le plan social.

Cet été, la nouvelle avait secoué la France et mobilisé les politiques. Le groupe automobile français PSA avait annoncé 8 000 suppressions de postes d'ici 2014, dont 3 000 à Aulnay-Sous-Bois et 1 400 à Rennes. Certains salariés pourraient désormais retrouver un poste sur le site, a annoncé le constructeur jeudi 29 novembre. Plus d'un millier d'emplois seront créés à Aulnay, et 800 autres sont envisagées à Rennes.

Des postes réservés pour les salariés

A Aulnay, ces nouveaux emplois seront à pourvoir dans les entreprises qui s’installeront dès 2013 sur le site de l’usine, dont la fermeture est prévue pour 2014. Parmi eux, 900 correspondraient à la formation des employés du constructeur français, qui pourraient donc occuper directement ces postes. Fin octobre, la société ID Logistic avait déjà promis 600 emplois "réservés" aux salariés.

En Bretagne, la création de 800 emplois est à l’étude dans les nouvelles structures qui s’installeront à partir de 2014. Plus d’un millier de salariés de PSA à Rennes sont menacés de licenciement, dans le cadre du plan global de restructuration.

Des syndicats sceptiques

Les syndicats restent tout de même méfiants à la suite de l’annonce. Des problèmes d’agenda se posent entre la fermeture des sites et l’installation de nouvelles entreprises. "Comment les salariés pourront être volontaires pour des postes qui n’existent pas encore ?" questionne Franck Don, délégué CFTC.

"Les partenaires sociaux ont demandé à décaler le calendrier pour l’harmoniser avec le début de la ré-industrialisation, la direction a répondu que cela devra être négocié", a déclaré à l’AFP Christian Lafaye, délégué FO. Si la nouvelle a de quoi réjouir, de nombreux points restent donc encore à négocier.

Audrey Dufour & AFP