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Prime ou exonérations de charges: le dilemme de l'exécutif pour préserver l'emploi des jeunes

L'exécutif envisage des exonérations de charges salariales pour l'embauche d'un jeune. Mais le dispositif, jugé coûteux par Bercy, pourrait être écarté au profit d'une prime à l'embauche.

C’est l’une des grandes priorités du gouvernement. Pour préserver l’emploi des jeunes dans un contexte marqué par la crise économique liée à l'épidémie de coronavirus, l’exécutif envisage deux solutions: des exonérations de charges ou une prime à l’embauche.

La première mesure, qui s’appliquerait sur plusieurs années, permettrait aux employeurs d’économiser jusqu’à 20% du coût d’un salarié via des exonérations de charges salariales accordées en cas d’embauche d’un jeune.

Si le gouvernement choisissait cette option, il devra encore définir l’âge jusqu’auquel un salarié pourra être éligible au dispositif (25 ou 30 ans) ainsi que le niveau de salaire maximale (jusqu’à 1,6 ou 2,5 SMIC). Seul bémol, la mesure, pérenne et massive, pourrait être extrêmement coûteuse: jusqu’à 10 milliards d’euros par an.

Bercy plus favorable à une prime?

Une telle facture interroge Bercy, de plus en plus regardant sur le coût des mesures de soutien. Le ministère de l’Economie ne verrait pas d’un mauvais œil la seconde option visant à instaurer une prime à l’embauche temporaire qui coûterait moins cher à l’Etat et qui a déjà fait ses preuves sous François Hollande.

Le choix entre prime et exonérations de charges salariales sera fait dans la semaine. La mesure choc qui sera retenue sera par ailleurs accompagnée d’une amélioration d’autres dispositifs existants comme la garantie jeune, le service civique et les contrats de professionnalisation.

Thomas Sasportas avec Paul Louis