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Plus d’un jeune sur deux intéressés par l’apprentissage

Intégrer une entreprise et gagner de l'argent tout en poursuivant ses études, autant de motivations pour l'apprentissage.

Intégrer une entreprise et gagner de l'argent tout en poursuivant ses études, autant de motivations pour l'apprentissage. - -

Dans un marché de l’emploi au point mort, l’apprentissage apparaît de plus en plus comme une bonne solution pour intégrer une entreprise. D’après un sondage Ifop pour RMC, 55% des 15-25 ans sont intéressés par une telle formation.

Non, l’apprentissage ne sert pas qu’aux jeunes en difficultés scolaires. Oui, l’apprentissage permet d’acquérir des compétences pratiques dans toutes les filières, loin de la théorie scolaire. Et face à un taux de chômage qui bat tous les records, un contrat d’apprentissage permet souvent de mettre un premier pied en entreprise.

Les jeunes l’ont bien compris: ils sont 55% à se dire intéressés par une telle formation, selon un sondage Ifop réalisé pour CCI France et RMC (1), publié ce mardi 11 juin. Etre rémunéré pendant ses études est l’un des principaux atouts mis en avant par les jeunes, à 45%. Les parents, eux, sont plus intéressés par les débouchés professionnels possibles. Les deux catégories valorisent principalement les compétences acquises durant l’apprentissage.

Parmi les raisons qui rebutent, les différences sont importantes entre jeunes et parents. Chez les 15-25 ans, la principale raison invoquée est que l’apprentissage "n’est pas adapté au métier ou aux études" souhaités. Au contraire, chez les parents, c’est la crainte de voir leur enfant percevoir une rémunération moindre à l’issu de la formation qui domine.

Surtout favorisé par les 23-25 ans

Si, globalement 87% des jeunes et 92% des parents ont une bonne image de l’apprentissage, tous constatent un manque d’information: un jeune sur deux s’estime mal informé, et 41% des parents.

Ce manque d’information contribue à certains stéréotypes; deux tiers des personnes interrogées à penser que l’apprentissage prépare à des métiers manuels, et plus de 50% à estimer que cela s’adresse "avant tout aux jeunes qui n’ont pas envie de faire des études".

L’apprentissage "prépare bien" aux métiers manuels, dont la construction et l’hôtellerie-restauration, pours plus de 95% des sondés. Par contre, à peine plus deux tiers sont convaincus de l’utilité d’un apprentissage pour préparer à un métier intellectuel, comme la banque ou les ressources humaines.

Les jeunes sont 16% à penser qu’un diplôme en apprentissage a moins de valeur que le même diplôme en formation générale. Au contraire, trois jeunes sur dix leur donnent plus de valeur. Conséquence logique de l’entrée proche sur le marché de l’emploi, l’apprentissage a une meilleure image chez les 23-25 ans que chez les 15-17 ans.

1- Sondage effectué sur un échantillon de 1001 personnes agées de 15 à 25 ans et sur un échantillon de 608 personnes représentatif des parente français de jeunes âgées de 15 à 25 ans.

>> Retrouvez le chat RMC consacré à l'apprentissage

Audrey Dufour