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Plans sociaux: le nombre des départs envisagés s'envole depuis le 1er mars

Pôle emploi. (illustration)

Pôle emploi. (illustration) - Philippe Hugen - AFP

Selon la Dares, 48.954 ruptures de contrats de travail sont envisagées dans le cadre de 326 PSE initiés depuis le 1er mars. C'est trois fois plus que sur la même période en 2019.

Les indicateurs se dégradent. Ebranlé par la crise sanitaire, le marché de l’emploi affiche des signaux inquiétants, mais pas surprenants. Selon les chiffres publiés jeudi par la Dares, le service statistique du ministère du Travail, et relayés par Le Parisien, 326 procédures de plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) ont été déposées depuis le 1er mars, contre 228 sur la même période en 2019.

48.951 ruptures de contrat de travail pour 326 PSE

Ces PSE prévoient 48.954 ruptures de contrats de travail. C’est trois fois plus que le nombre de départs envisagés sur la même période l’an passé. Précisons tout de même que les chiffres sont susceptibles d’être modifiés puisqu’il s’agit des ruptures indiquées à l’initiation du PSE, soit avant validation de la procédure par l’autorité administrative.

A cela s’ajoutent 2700 "petits licenciements collectifs" qui concernent neuf fois sur dix des licenciements de moins de 10 salariés. Les principaux secteurs concernés sont le commerce et la réparation automobile (20%), la construction (18%), l’industrie manufacturière (16%) et l’hébergement et la restauration (12%).

Baisse des offres d'emploi en raison des congés

Depuis le début du mois d’août, les suppressions de postes envisagées dans le cadre d’un PSE sont sensiblement en baisse: 172 la semaine du 10 août, contre 479 la semaine précédente et 8620 la semaine du 13 juillet. Les demandes d’inscription hebdomadaires à Pôle emploi sont quant à elles stables autour de 90.000 ces trois dernières semaines. Des observations certes encourageantes mais qui s’expliquent essentiellement par la période estivale.

Dans le même temps, le nombre d’offres d’emploi en ligne recule à 76% du niveau d’avant confinement la semaine du 10 au 16 août. "Après avoir atteint un pic durant la semaine du 20 au 26 juillet (126%), le nombre d’offres d’emploi en ligne a régulièrement diminué depuis pour atteindre cette semaine son plus bas niveau depuis la fin du confinement", précise la Dares. Mais, là-encore, cette baisse "est certainement pour partie due aux congés estivaux".

4,5 millions de salariés en chômage partiel en juin

Ainsi, le recul du nombre d’offres d’emploi en ligne ces quatre dernières semaines est particulièrement marqué dans les secteurs de l’enseignement et de la formation (-57%), de la gestion et de l’administration des entreprises (-55%) ainsi que du commerce (-52%).

Enfin, 4,5 millions de salariés étaient encore en chômage partiel en juin. Un chiffre en baisse continue alors qu’ils étaient 8,8 millions en avril, et 7,9 millions en mai. L’Ile-de-France concentre à elle seule 31% des salariés en chômage partiel, devant la région Auvergne-Rhîne-Alpes (11,6%) et l’Occitanie (7,5%).

https://twitter.com/paul_louis_ Paul Louis Journaliste BFM Eco