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Plan jeunes: les aides à l'embauche "commencent à porter leurs fruits"

Les niveaux de recrutements des jeunes sont comparables à ceux de septembre dernier, selon le gouvernement

Les niveaux de recrutements des jeunes sont comparables à ceux de septembre dernier, selon le gouvernement - Mychèle Daniau- AFP

Selon le gouvernement, les recrutements de septembre sont "comparables" à ceux de l'année dernière malgré la crise.

Les aides à l'embauche de jeunes "commencent à porter leurs fruits", selon le gouvernement qui a fait état ce vendredi de "recrutements comparables" en septembre à ceux de l'année dernière en dépit de la crise, ainsi que d'une "bonne dynamique" de l'apprentissage.

Sur les mois d'août et septembre, il y a eu 696.000 embauches de jeunes de moins de 26 ans sur des contrats d'au moins trois mois contre 686.000 l'année dernière, soit "une hausse de 1,3%", a indiqué le ministère du Travail à des journalistes. La progression était plus forte en août - 9% -, probablement du fait d'un effet rattrapage après le déconfinement. Mais en septembre, le niveau est "comparable à celui d'il y a un an", souligne le ministère alors "qu'on craignait un effondrement des recrutements".

Le plan jeunes instaure une aide pour tout jeune de moins de 26 ans recruté entre août et janvier sur un CDD d'au moins trois mois ou un CDI pour une rémunération inférieure ou égale à deux fois le Smic. Elle est de 1000 euros chaque trimestre pendant un an maximum. Le ministère n'a pu donner la durée moyenne des contrats mais "il y a une incitation à fidéliser le jeune" avec le versement trimestriel, estime-t-on.

314.000 contrats d'apprentissage signés

Concernant l'apprentissage, il y a actuellement "314.000 contrats signés" et le ministère pense qu'on pourrait atteindre à la fin de l'année le niveau de l'année dernière de 368.000 contrats (alors en hausse record de 16%). Les entreprises peuvent bénéficier d'une aide de 5000 euros pour recruter un apprenti de moins de 18 ans ou de 8000 euros pour un majeur d'ici fin février. Soit un coût quasi nul jusqu'à 21 ans. Le ministère y voit le signe que "les aides sont connues" et juge "très probable qu'elles participent à cette relative bonne tenue des recrutements".

Sur les contrats d'accompagnement pour l'insertion des jeunes les plus éloignés de l'emploi, les retours sont aussi en ligne avec les objectifs, à l'exception de la Garantie jeunes. Ce dispositif piloté par les Missions locales, qui repose notamment sur des ateliers collectifs, est plus compliqué à mettre en oeuvre avec les conditions sanitaires actuelles, a-t-on expliqué.

P.L. avec AFP