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Pierre Gattaz prône "un Medef de combat"

Pierre Gattaz se veut le candidat de l'ensemble des fédérations du Medef

Pierre Gattaz se veut le candidat de l'ensemble des fédérations du Medef - -

Le président du directoire de Radiall et candidat à la présidence du Medef, était l'invité de BFM Business, ce lundi 8 avril. Il est notamment revenu sur la primaire qui, à l'UIMM, l'opposera à Frédéric Saint-Geours.

Ils sont, depuis vendredi 5 avril, deux candidats à la présidence du Medef à briguer le titre de candidat officieux de l'UIMM, la plus puissante fédération de l'organisation patronale: Frédéric Saint-Geours, ex-directeur des marques de PSA, et Pierre Gattaz, président du directoire de Radiall, et fils d'Yvon Gattaz, ancien patron du CNPF, ancêtre du Medef. Les membres de l'UIMM devront choisir leur candidat désigné, le 18 avril prochain.

Invité de l'émission Good Morning Business, ce lundi 8 avril, Pierre Gattaz a indiqué "ne pas avoir de problème" par rapport à cette situation où deux candidats représentent l'industrie et l'UIMM, c'est-à dire la métallurgie.

Mais dans la foulée il a poursuivi, en expliquant qu'il essaie "de ratisser très large et surtout de ne pas être le candidat d'une fédération, mais celui de toutes les entreprises. Même si l'UIMM est ma famille, je suis également le président du groupe des fédérations industrielles, qui comptent également l'agroalimentaire".

Et d'ajouter : "il ne faut pas raisonner de façon sectorielle mais nommer au Medef celui qui sera capable de représenter au mieux l'ensemble des fédérations".

Un "Medef de combat"

Revenant sur la faible croissance de 0,1% que devrait connaître la France en 2013, Pierre Gattaz a estimé que notre pays a besoin "d'un électrochoc de confiance, de fiscalité et de compétitivité". "Nous sommes une Formule 1 qui a les deux pieds sur les freins", a-t-il ajouté.

Il préconise dans cette optique un "Medef de combat" qui félicite le gouvernement quand il le faut, citant à ce titre le rapport Gallois, et fait entendre sa voix lorsque l'exécutif va dans le mauvais sens.

Ce qui, selon lui, a été le cas avec le projet de loi de finances pour 2013, qui a été "un coup de canif" pour les entrepreneurs. "C'est la démonstration que ceux qui nous gouvernent ne comprennent pas les règles de base de l'économie".

Les 35h "un dogme à revoir"

Il a également jugé que les 35 heures "font partie de ces dogmes qu'il faut revoir" et a "appelé à le faire au niveau des entreprises", qui, selon lui, est l'échelon favorisant le mieux le dialogue social.

Concernant le coût du travail, il a appelé à une nouvelle baisse des charges, affirmant "qu'il y a 50 milliards d'euros de charges en trop".

J.M.