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Petroplus va cesser ses activités

Aucune offre de reprise n'a été jugée viable par le tribunal de commerce de Rouen, mardi 16 avril.

Aucune offre de reprise n'a été jugée viable par le tribunal de commerce de Rouen, mardi 16 avril. - -

Le tribunal de commerce de Rouen a rejeté, mardi 16 avril, les deux offres de reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne. La cessation d'activité a été confirmée.

Le coup est rude pour les salariés de Petroplus. Les deux offres de reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime), liquidée en octobre 2012, ont été rejetées par le tribunal de commerce de Rouen, mardi 16 avril. Dans la foulée, la cessation d'activité a été confirmée par l'entreprise.

Le tribunal examinait mardi les deux offres de reprise transmises par les administrateurs judiciaires le 2 avril, celle du Panaméen NetOil, en lice depuis juillet 2012, et celle du Libyen Murzuq Oil, apparu ces dernières semaines. Ce dernier était reparti du tribunal, un peu plus tôt dans la journée, se disant "déçu", et laissant ainsi présager de la décision concernant son offre.

"Cette décision est un crève-cœur"

Peu après midi, l'avocat du comité d'entreprise, Me Jean-Marie Valentin, a annoncé la nouvelle du rejet des offres aux salariés rassemblés devant le tribunal.

"Malheureusement, les repreneurs n'ont pas été en mesure de lever l'ensemble des ambiguïtés, l'ensemble des doutes qui résidaient dans leurs offres. En conséquence, le tribunal n'a pu que rejeter les offres qui nous étaient présentées aujourd'hui", a-t-il dit.

Quelques cris de "nationalisation" ont fusé dans la foule après cette annonce. Et plusieurs représentants syndicaux ont appelé à nationaliser le raffinage en France.

Guillaume Bachelay, le député PS de Seine-Maritime, a pour sa part déclaré: "C'était aux repreneurs de faire la preuve de leur sérieux. Hélas, ils n'en ont pas apporté les garanties". "Cette décision est un crève-coeur", a-t-il ajouté.

Y.D.