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Pénurie de main d'oeuvre: une aubaine pour les chasseurs de tête

Les entreprises qui ne parviennent pas à recruter ont donc de plus en plus souvent recours à ces professionnels malgré le montant élevé de leurs commissions, comprises entre 25 et 30% du salaire annuel brut.

L’activité des chasseurs de tête devrait dépasser cette année ses niveaux d’avant la crise sanitaire. Selon les prévisions de Syntec Conseil, la croissance du secteur au deuxième semestre devrait atteindre 7% par raport à 2019.

Les entreprises se tournent davantage vers les cabinets de recrutement car elles ont de plus en plus de mal à attirer les jeunes diplomés.

Comme l'explique Diane Segalen, fondatrice du cabinet Segalen & Associés: "Toute une partie de la population qui naturellement rejoignait les grandes entreprises et permettait de reconstituer un stock de cadres, ou de futurs cadres, n'existe plus aujourd'hui puisque beaucoup de jeunes ont été créer leur entreprise et ça c'est un phénomène très nouveau".

Managers de transition

Les difficultés de recrutement poussent également les entreprises à recourir davantage aux managers de transition. Ces cadres expérimentés, sollicités à l’origine pour des missions à durée limitée. Ils sont également devenus une alternative aux problèmes de recrutement comme le constate Violaine Amigues, Présidente de Kimt Partner.

"C'est une solution pour mettre à l'essai un talent, une compétence particulière, avant de lui proposer une embauche définitive."

Une alternative qui a tout de même un coût supplémentaire pour l'entreprise. L'embauche d'un manager de transition coute en moyenne 30% plus cher qu’un recrutement classique.

Stéphane Pedrazzi avec OC