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Pas d'embellie sur les fiches de paie en 2016

Les entreprises vont privilégier les augmentations individuelles chez les cadres.

Les entreprises vont privilégier les augmentations individuelles chez les cadres. - Mychèle Daniau- AFP

Le budget consacré aux hausses de salaires ne sera en augmentation que de 1,7% l’année prochaine, selon une étude du cabinet Deloitte. Un niveau historiquement bas.

L’heure n’est toujours pas aux réjouissances du côté des salaires. Malgré une croissance un peu plus ferme, et le maintien de la baisse des charges pour les entreprises, une étude du Cabinet Deloitte, publiée ce 7 septembre, vient confirmer qu'il n'y aura pas d'augmentation conséquente du budget consacrés aux augmentations.

Les entreprises prévoient de relever de 1,7% les enveloppes destinées aux augmentations en 2016. Un niveau historiquement bas. Avant crise, ces prévisions pouvaient atteindre les 3%. Pour comparaison, le cabinet Aon Hewitt table sur des hausses de salaires de l'ordre de 2,4%

Les augmentations globales plombées par la faible inflation

Deux raisons expliquent la prudence des entreprises, selon Jean-Philippe Gouin, associé capital humain chez Deloitte. "L’inflation est faible et sert de base bien souvent pour les discussions avec les partenaires sociaux sur les budgets des augmentations pour les années suivantes. L’objectif est en effet de maintenir un pouvoir d’achat", explique-t-il. Du coup, les employeurs vont privilégier les augmentations individuelles. Près de 7 entreprises sur 10 disent en prévoir pour leurs cadres.

Autre facteur qui explique la frilosité des employeurs : l’incertitude économique. "cela n’incite pas les entreprises à donner des budgets extrêmement conséquents aux augmentations. Elles préfèrent miser sur la variabilité de leur masse salariale en fonction de l‘activité", détaille Jean-Philippe Gouin. Et le cabinet Deloitte a effectivement noté une légère augmentation de la part de la rémunération variable ce qui montre que les résultats commencent à être un peu meilleur.