BFM Business

Paris a moins la cote auprès des investisseurs

Paris reste dans le top 10 des métroples favorites des investisseurs étrangers.

Paris reste dans le top 10 des métroples favorites des investisseurs étrangers. - -

En 2012, la capitale a perdu du terrain et ne se classe plus qu’en dixième position des métropoles choisies par les investisseurs étrangers, selon une étude KPMG. Les élections présidentielles expliqueraient en partie cette frilosité.

En un an, Paris et sa région ont dégringolé de la sixième à la dixième place du classement des métropoles mondiales les plus attractives pour les investisseurs étrangers, selon l’observatoire publié ce 6 février par KPMG pour l’Association Paris Ile-de-France capitale économique.

La capitale fait les frais d’un contexte économique morose : les investissements ont reculé de 12 % dans le monde l’année passée, et ce recul atteint même 16 % pour l’Europe de l’ouest. Mais cet argument ne tient plus au regard des performances de Londres, l’autre ville européenne à figurer parmi ce classement réunissant 25 métropoles mondiales. La métropole britannique a conservé sa première place en accueillant 351 projets créateurs de richesse en 2012, soit 3 fois plus qu’en Ile-de-France.

Un tiers des investissements dans les nouvelles technologies

Mais Paris aurait eu à subir deux handicaps supplémentaires : l’instabilité de la zone euro et les élections présidentielles. Les investisseurs se montrent généralement plus méfiants lors de ces périodes de changements politiques qui peuvent mener à de profondes modifications de la fiscalité sur les entreprises.

Ce sont surtout les projets portant sur les nouvelles technologies et les logiciels qui se sont implantés à Paris. Ces secteurs représentent 30 % des investissements. Les services aux entreprises sont justes derrière avec 24%. Le textile, quant à lui, représente 11 %, une spécificité parisienne. Etonnamment le tourisme et l’hôtellerie ne représente 3 % des investissements, alors qu’à Londres, ils s’établissent à 6%. Enfin, on notera l’absence de projets dans les secteurs des composants électroniques et les énergies renouvelables, qui sont pourtant présents dans la métropole britannique


source : KPMG

Coralie Cathelinais