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Pacte de responsabilité: la CFE-CGC en rupture

Carole Couvert, présidente de la CFE-CGC,  estime que "la confiance avec le patronat est rompue".

Carole Couvert, présidente de la CFE-CGC, estime que "la confiance avec le patronat est rompue". - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Le syndicat des cadres annonce officiellement, ce mardi 25 mars, qu'il refuse finalement de signer le pacte de responsabilité. Le dialogue social risque d'être de plus en plus perturbé.

C'est officiel ce mardi 25 mars. La CFE-CGC, syndicat des cadres, renonce à signer l'accord sur le pacte de responsabilité. Elle juge que "la confiance avec le patronat est rompue", après que la CFDT, la CFTC, FO et le patronat aient signé à l'arraché l'accord sur l'assurance chômage, vendredi 21 mars.

Le syndicat des cadres fait jusqu'ici partie de ceux qu'on classe dans le camp des syndicats réformistes, ceux sur lesquels le gouvernement s'appuie pour faire avancer ses réformes. Le marché du travail, les retraites, la formation professionnelle... l'aval donné par ces organisations a été précieux pour la majorité gouvernementale.

Les classes moyennes victimes des réformes

Si la CFE-CGC commence à remettre en cause cet équilibre-là, c'est l'équilibre du dialogue social dans le pays qui pourrait peut-être s'en voir affecté. D'autant plus qu'il ne s'agit pas d'un coup de tête passager. Le message de la CFE-CGC aujourd'hui est bien plus large qu'un simple désaccord sur la réforme de l'assurance chômage. Le syndicat estime que c'est la classe moyenne qui fait les frais des réformes.

Elle est mise à contribution avec la fin des heures supplémentaires défiscalisées, avec l'augmentation du forfait social qui impacte la participation et l'intéressement ou encore la baisse du quotient familial. Et c'est le principe-même du pacte de responsabilité qui est remis en cause pour le syndicat des cadres. L'idée d'efforts partagés entre employeurs et salariés n'est plus respectée à ses yeux. Une mauvaise nouvelle pour l'exécutif qui mise beaucoup sur un dialogue social solide.

Isabelle Gollentz avec BFMbusiness.com