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Nouvelles suppressions d'emploi chez Doux

Après la liquidation de son pôle frais, Doux va devoir encore supprimer des postes

Après la liquidation de son pôle frais, Doux va devoir encore supprimer des postes - -

Le volailler français prévoit de supprimer 87 postes, dont 39 administratifs au siège du groupe dans le Finistère, selon les informations rapportées par nos confrères de Ouest France.

Ce 30 octobre, l’ordre du jour du comité central de l’entreprise Doux, qui a réunit direction, administrateurs judiciaires, syndicats et représentants du personnel, était la restructuration… et les suppressions d’emploi. Au sortir de celui-ci, les salariés ont pu découvrir que 87 postes étaient visés par la réorganisation, dont 39 postes administratifs sur les 154 que compte le siège à Châteaulin dans le Finistère. Ils ont également appris que le Père Dodu, marque phare du groupe n’était pas à l’abri: 52 postes seraient menacés, selon les propositions de reprise, a rapporté Ouest France.

Le 15 octobre pourtant, la personne chargée d’accompagner le groupe dans l’élaboration de son plan de continuation, avait été rassurante pour le Père Dodu. Il a déclaré que le Doux est "profitable sur le périmètre sur lequel il travaille aujourd’hui", précisant que le pôle export est "rentable", et que le pôle "produits élaborés" bénéficie d’une marque forte (Père Dodu, donc) et de la fidélité de ses clients, les distributeurs. 

Nouveau coup dur

Pour autant, rien n'avait filtré sur les suppressions de postes prévues dans le plan de réorganisation, mise à part que l'impact sur l'emploi serait "limité". Les syndicats, eux, viennent d’avoir la confirmation qu’il y aura quand-même plus de 80 licenciements. Un nouveau coup dur pour le groupe qui est en redressement judiciaire depuis le début du mois de juin.

La liquidation du pôle "frais" le 10 septembre n’avait déjà permi de sauver que cinq sites sur les huit existants. Le reste du groupe a jusqu’au 30 novembre pour redresser la barre. La restructuration devrait s’accompagner d’un plan d’investissement de 30 millions d’euros sur trois ans, avec la promesse de nouvelles conditions de travail… Ce plan de sauvetage sera discuté le 13 novembre au siège de Châteaulin.

Delphine Sabattier