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NKM: contre le chômage,"on n’a pas besoin d’un magicien des statistiques"

Nathalie Kosciusko-Morizet était l'invitée de BFM Business mardi 19 janvier.

Nathalie Kosciusko-Morizet était l'invitée de BFM Business mardi 19 janvier. - BFM Business

Invitée de BFM Business ce mardi, la députée LR de l’Essonne est revenue sur le plan présenté la veille par le chef de l’État en faveur de l’emploi. Mais aussi sur la future loi sur le numérique, qui lui tient particulièrement à cœur.

Au lendemain des annonces de François Hollande en faveur de l’emploi, l’opposition reste -sans surprise- dubitative sur leur efficacité. Invitée de BFM Business, Nathalie Kosciusko-Morizet reconnaît certes que quelques mesures "intéressantes" ont retenu son attention.

Mais, malgré tout, la députée LR de l’Essonne pointe du doigt "cette idée persistante que les entreprises auraient besoin d’aides. Elles ont besoin qu’on baisse leurs charges !". Avant de revenir sur le plan de formation de 500.000 demandeurs d’emploi supplémentaires, confirmé la veille par le chef de l'État. "Et puis il y a ce tour de passe-passe qui consiste à annoncer, 18 mois avant la présidentielle, qu’on va sortir 500.000 chômeurs de la catégorie A pour les basculer dans la catégorie D", s'insurge-t-elle.

"L’urgence, c’est de les faire sortir du chômage. On n’a pas besoin d’un magicien des statistiques. On a besoin d’un architecte, d’un visionnaire mais pas d’un bricoleur. Ça, c’est du bricolage".

Axelle Lemaire est "trop timide"

Interrogée sur le projet de loi d'Axelle Lemaire actuellement examiné au Parlement, NKM ne ménage pas celle qui occupe aujourd'hui le poste que Nicolas Sarkozy lui avait confié lors de sa présidence: "Il y a des choses intéressantes dans cette loi, même si elle est un peu loin de son ambition affichée", regrette-t-elle. "Pour l’instant, on trouve que la ministre est vraiment trop timide, or une loi sur le numérique on en a une tous les 2 ou 3 ans, il faut vraiment pouvoir en profiter".

Et d'étayer ses critiques: "Il y a moyen, sur un certain nombre de sujets, de rééquilibrer la concurrence entre nos start-up et les géants américains. Par exemple, les sanctions CNIL, qui concernent l’usage des données personnelles, sont plafonnées à 150.000 euros. Pour une petite boîte, c’est terrible, pour une start-up, cela tue. Mais pour un géant du net américain, ce n’est même pas le prix de la journée d’un avocat ! Donc nous avons déposé un amendement pour que la sanction soit proportionnelle au chiffre d’affaires". 

Y.D.