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Michel Sapin accorde 2000 postes supplémentaires à Pôle emploi

Michel Sapin honore la promesse de François Hollande vis-à-vis de Pôle emploi.

Michel Sapin honore la promesse de François Hollande vis-à-vis de Pôle emploi. - -

Conformément à une promesse du candidat Hollande, le gouvernement va autoriser Pôle emploi à recruter 2000 conseillers. Mais le budget consacré au Travail et à l'Emploi devrait baisser globalement.

C'est l'exception qui confirme la règle. Alors que les administrations et les opérateurs de l'Etat vont être soumis à un plan de rigueur pour cause de réduction du déficit, Pôle emploi va bénéficier de 2000 créations de postes d'ici à la fin de l'année. Ces embauches devront se faire parmi les agents embauchés en CDD au début de l'année.

Le ministre du Travail, Michel Sapin, a confirmé la nouvelle, ce lundi 2 juillet, aux cadres de Pôle emploi réunis en séminaire à Paris. A ces 2000 postes en CDI (des temps partiels seront recrutés) s'ajoutera le redéploiement de 2000 autres postes existants sur des fonctions au contact direct des demandeurs d'emploi. Durant la campagne présidentielle, François Hollande s'était engagé à renforcer les moyens du service public de l'emploi pour répondre à la hausse du chômage.

Coût des embauches: 100 millions d'euros

Ces nouvelles embauches devraient coûter 100 millions d'euros. Pôle emploi, dont le budget atteint 4,4 milliards d'euros, devrait en prendre l'essentiel à sa charge. Mais Michel Sapin n'a pas précisé si l'Etat allait aider financièrement l'opérateur.

Une chose est sûre: ce coup de pouce à Pôle emploi, qui doit gérer 4,3 millions de personnes à la recherche d'un travail, sera compensé par des économies sur le budget consacré à l'emploi et au travail. Celui-ci se monte à 13,6 milliards d'euros dont 9,8 milliards de dépenses dites d'intervention (financement des aides à l'emploi ou de l'allocation de fin de droit des chômeurs).

Selon les lettres de cadrage budgétaire adressées par Jean-Marc Ayrault à ses ministres, l'ensemble de ces dépenses devrait baisser de 7% en valeur en 2013. Le ministère du Travail et ses 21 200 fonctionnaires ne faisant pas partie des secteurs prioritaires (Education, Sécurité, Justice), il sera concerné par les 2,5% de suppression de postes.

Patrick Coquidé