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Marisol Touraine: " les patients ne seront ni moins bien soignés ni moins bien remboursés"

La ministre des Affaires sociales confirme la hause limitée des dépenses de santé

La ministre des Affaires sociales confirme la hause limitée des dépenses de santé - -

La ministre des Affaires sociales revient dans une interview aux Echos de ce 25 avril sur les 10 milliards d'économies sur les dépenses de santé prévues dans le plan Valls. Le médicament et l'hôpital sont les principaux visés.

Manuel Valls a annoncé mercerdi 10 milliards d'euros d'économies sur les dépenses de santé sur les 50 milliards de son plan de stabilité. Dans une interview aux Echos de ce 25 avril, sa ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, détaille ces économies. Encore que détailler soit doute un grand mot à ce stade. Il s'agit surtout d'intentions à confirmer. Ce qui ne sera pas si facile !

Elle confirme que la hausse des dépenses d'assurance-maladie sera limitée à 2,1% l'an prochain contre 2,4% cette année. "Les dépenses progresseront ensuite de 2% en 2016 puis de 1,9% en 2017. C'est un effort sans précédent", commente-t-elle.

Pour y arriver, le gouvernement table sur trois ans sur des économies de 3,5 milliards sur les médicaments, 2 milliards à l'hôpital, et 2,5 milliards en réduisant les "actes inutiles ou redondants".

Mais "les patients ne seront ni moins bien soignés ni moins bien remboursés. Je le réaffirme, il n'y aura ni déremboursements ni nouvelles franchises. Les réformes que j'engage n'aboutiront pas à un système de santé 'low cost' ".

L'industrie pharmaceutique dans le collimateur

"D'abord, les médicaments: "nous ferons une économie de 3,5 milliards d'euros en trois ans en baissant les prix des médicaments et en favorisant les génériques", précise-t-elle.

De leur côté, "les hôpitaux devront en particulier mieux gérer et mutualiser leurs achats". "Des mesures seront aussi prises pour résorber le recours excessif aux médecins intérimaires, qui coûtent trop cher aux établissements publics", explique la ministre.

Enfin, la coopération ville-hôpital sera renforcée et les interventions en ambulatoire, qui permettent au patient de sortir le jour même de l'hôpital, seront développées: "1,5 milliard pourra être économisé sur trois ans dans ce domaine dont près de 1 milliard pour la chirurgie ambulatoire", pense-t-elle.

P.C avec AFP