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Mailly: "Je n'ai pas du tout l'intention de démissionner"

Jean-Claude Mailly est toutefois prêt à lever le ton

Jean-Claude Mailly est toutefois prêt à lever le ton - Bertrand Guay - AFP

Mis en difficulté au sein de son propre syndicat lors d'une réunion qui avait pour sujet la mobilisation contre la réforme du code du travail, le leader de Force ouvrière a assuré ne pas vouloir quitter son poste.

La position modérée de Jean-Claude Mailly face à la réforme du code du travail met le secrétaire général de Force ouvrière dans une position délicate au sein de son syndicat.

À tels points que des rumeurs sur une éventuelle démission ont commencé à circuler. Interrogé sur RTL, le principal intéressé a démenti: "Je n'ai pas du tout l'intention de démissionner".

"Maintenant, la situation économique et sociale fait que les militants et les militantes de FO considèrent que la situation est sérieuse. Ca veut dire qu'ils considèrent qu'il faut un peu monter le ton", a-t-il ajouté.

Le ton est monté

"Je reconnais que le ton est monté plus haut que je ne le pensais" (lors de la réunion du parlement du syndicat, ndlr), ajoute encore le patron de FO. "Tant qu'à dire qu'il y a un vrai mécontentement, y compris sur la question des ordonnances, tant qu'ils demandent à la confédération de lever le ton, c'est ce que je ferai dans les semaines à venir".

Vendredi des unions départementales et fédérations FO réunies en Comité confédéral national (CCN, le "Parlement" de Fo) ont donné mandat à la direction du syndicat d'organiser une mobilisation interprofessionnelle contre les ordonnances réformant le code du travail, avant leur ratification. Au cours de la réunion, le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly s'est trouvé "en minorité", selon plusieurs participants.

Lors du discours de clôture du CCN, Jean-Claude Mailly aurait, selon Le Parisien, déclaré: "Mes camarades, je considère que le bureau (à savoir, le gouvernement de la centrale) est mis en minorité. Je réunirai le bureau confédéral exécutif lundi et je vous tiendrai informé de la suite".

J.M. avec AFP