BFM Business

Loi Travail: une majorité de Français souhaite que les manifestations se poursuivent

Les opposants à la loi Travail s'étaient notamment réunis le 14 juin dernier.

Les opposants à la loi Travail s'étaient notamment réunis le 14 juin dernier. - Alain Jocard - AFP

Alors que sept Français sur dix se disent "mécontents" de l'adoption prochaine du projet de loi travail, une majorité souhaite que la contestation continue.

L’adoption définitive du projet de loi Travail, qui doit survenir cette semaine, n’est visiblement pas du goût des Français. C’est ce qui ressort d’un sondage Odoxa pour Les Echos, Radio Classique et FTI Consulting paru lundi.

Parmi les personnes interrogées, 71% se déclarent "mécontentes" de l'adoption du texte, contre seulement 28% qui se disent "satisfaites". Cette proportion n'a pas varié depuis la présentation du projet de loi il y a cinq mois, même après le retrait de mesures très contestées comme le plafonnement des indemnités prud'homales, ou pendant le blocage des raffineries et dans les transports, souligne l'institut de sondage.

Parmi les sympathisants PS, ils sont une courte majorité (52%) à se dire "satisfaits" de son adoption.

Martinez et Hollande grands perdants

Alors que les syndicats opposés au texte ont annoncé une nouvelle journée de mobilisation le 15 septembre, 55% des Français estiment qu'ils ont "raison de poursuivre leur contestation".

Ils ne sont que 34% à approuver la poursuite du mouvement parmi les sympathisants du PS, mais 76% parmi les sympathisants de gauche hors PS.

Dans le conflit, tout le monde est jugé perdant, le numéro de la CGT Philippe Martinez, arrivant au premier rang (76%), devant François Hollande (70%), la ministre du Travail Myriam El Khomri (65%) et le Premier ministre Manuel Valls (65%) ex-æquo, et le leader de la CFDT Laurent Berger (60%).

Enfin, six Français sur dix (59%) pensent que la loi aura un impact sur la situation économique et sociale du pays dans les années à venir. Seuls 13% jugent qu'elle n'en aura aucun.

Sondage réalisé en ligne le 14 juillet auprès d'un échantillon de 1.011 personnes représentatif de la population française, selon la méthode des quotas.

Y.D. avec AFP