BFM Business

Les syndicats adressent leurs revendications à Hollande

Le leader de la CGT, Thierry Lepaon, à gauche, et son homologue de la CFDT, Laurent Berger, à droite, en novembre dernier

Le leader de la CGT, Thierry Lepaon, à gauche, et son homologue de la CFDT, Laurent Berger, à droite, en novembre dernier - -

Dans une déclaration commune publiée quelques heures avant le début de la conférence de François Hollande, ce mardi 14 janvier, quatre syndicats présentent leurs doléances au président de la République. Ils demandent notamment une fiscalité plus progressive.

Le sens du timing. Lundi 6 janvier la CGT, la CFDT, l'Unsa et la FSU avaient annoncé s'être mis d'accord pour proposer une liste de revendications communes. A quelques heures de la conférence de presse de François Hollande, ce mardi 14 janvier, les quatre syndicats ont décidé de lever le voile sur leurs doléances.

Elles revendiquent "une plus grande clarté et une plus grande cohérence dans le financement et les aides apportés aux entreprises pour soutenir l'investissement et l'emploi".

Elles réclament également "la généralisation de la conditionnalité des aides et exonérations fiscales aux entreprises à la mise en oeuvre d'objectifs d'investissement économique et d'investissements sociaux: création d'emplois, qualification des salariés, politiques salariales dynamiques".

Un impôt sur le revenu plus progressif

Les quatre centrales demandent par ailleurs l'ouverture d'une "négociation interprofessionnelle pour relancer une dynamique en faveur de l'emploi des jeunes et de l'emploi des seniors". En matière de rémunération "en articulation avec leur exigence de inconditionnalité des aides aux entreprises", elles demandent "l'ouverture" de négociations dans des branches.

Elles préconisent sur le plan fiscal, de privilégier "l'impôt direct sur l'impôt indirect", en clair l'impôt sur le revenu sur la TVA. Elles demandent également une plus grande progressivité de l'IR, c’est-à-dire l'augmentation du nombre de tranches et la révision des taux.

Les quatre syndicats réclament enfin une "réforme de la fiscalité locale pour mieux prendre en compte les revenus des occupants et la réalité de l'habitat".

J.M. avec agences