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Les licenciements des ex-Continental invalidés par les prud'hommes

Les salariés de l'usine Continental de Clairoix manifestaient en 2009 contre les suppressions de postes.

Les salariés de l'usine Continental de Clairoix manifestaient en 2009 contre les suppressions de postes. - -

Le conseil des prud'hommes de Compiègne a invalidé 700 licenciements d'anciens salariés de Continental. La raison? "Défaut de motif économique" selon leurs avocats. La direction, elle, envisage de faire appel.

Les licenciements de près de 700 anciens salariés de Continental de Clairoix, dans l'Oise, ont été invalidés par le conseil des prud'hommes de Compiègne, ont annoncé les avocats des salariés, ce vendredi 30 août.

La direction de Continental, elle, a annoncé dans un communiqué qu'elle allait "étudier très sérieusement la possibilité de faire appel".

"Continental a été condamné pour défaut de motif économique et pour non-respect de leurs obligations de reclassement", a expliqué Me Alexandra Soumeire à la sortie du tribunal.

Continental n'aurait également pas respecté un accord de 2007 sur le temps de travail. Cet accord prévoyait un retour aux 40 heures hebdomadaires, contre des assurances sur le maintien de l'emploi dans le site jusqu'en 2012.

Surproduction de pneus?

L'équipementier automobile avait fermé l'usine de Clairoix en 2010, après plusieurs mois de conflit social avec les salariés. Ces derniers avaient saccagés la préfecture de Compiègne.

Le groupe avait justifié cette fermeture par la chute des ventes de pneus, et une surproduction de la filière. Mais les salariés, eux, dénoncaient un "effet d'aubaine" de la crise, qui n'était qu'un prétexte pour licencier.

A.D. avec AFP