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Le plan social chez Renault Trucks retoqué par… Matignon

Renault Trucks prévoit 512 suppressions de postes

Renault Trucks prévoit 512 suppressions de postes - Mychèle Daniau - AFP

Le constructeur lyonnais de véhicules utilitaires et industriels, propriété de Volvo depuis 2001, prévoit 512 suppressions de postes. Manuel Valls exige "une autre solution".

Le plan social annoncé par Renault Trucks ne plaît pas au Premier ministre. Et Manuel Valls l’a fait vertement savoir ce lundi 11 mai à Lyon. Il demande aux dirigeants du groupe lyonnais de "trouver une autre solution" au plan social qu’ils ont annoncé et qui prévoit 512 suppressions nettes de postes.

"On ne peut pas accepter le plan qui nous a été présenté. Nous suivons très attentivement cette situation avec (le maire de Lyon) Gérard Collomb, (le président de la Région) Jean-Jack Queyranne et (le ministre de l'Economie) Emmanuel Macron en nous disant qu'il faut aujourd'hui trouver une autre solution", a déclaré Manuel Valls en marge de la signature du contrat de plan Etat-Région.

Le chef du gouvernement s'exprimait alors qu'une réunion extraordinaire du comité central d'entreprise de Renault Trucks, propriété de Volvo depuis 2001, était en cours à Saint-Priest dans la banlieue lyonnaise, pour présenter les détails du plan social annoncé le 28 avril, le deuxième en une année.

Les finances de Volvo s'améliorent

Le projet prévoit la suppression de 591 postes et la création de 79 autres, soit une perte nette de 512 emplois, principalement dans les services administratifs de l'organisation commerciale de Renault Trucks à Saint-Priest et Vénissieux.

En mars 2014, le groupe avait déjà annoncé 508 suppressions d'emplois en France, dont 319 dans sa fief historique de l'agglomération lyonnaise, sans licenciement sec au final.

Ce nouveau plan passe d'autant plus mal auprès du personnel et des syndicats que les finances de Volvo s'améliorent: après des années difficiles en 2012 et 2013, son bénéfice net a presque quadruplé au premier trimestre à 457 millions d'euros, avec des ventes en hausse de 14% (dont +35% pour celles du seul Renault Trucks).

D. L. avec AFP