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Le patronat et la CGT mettent la pression avant la conférence sociale

Jean-François Roubaud (à gauche) va proposer à Pierre Gattaz une "rencontre" pour une éventuelle non-participation à la conférence sociale.

Jean-François Roubaud (à gauche) va proposer à Pierre Gattaz une "rencontre" pour une éventuelle non-participation à la conférence sociale. - -

L'organisation dirigée par Thierry Lepaon a appelé à une journée d'action jeudi dans tous le pays, tandis que la CGPME a menacé d'annuler sa présence à la conférence sociale de juillet.

A quelques jours de la conférence sociale, les 7 et 8 juillet prochains, chacun montre les muscles pour peser au mieux dans les futures négociations.

C'est ainsi que la CGT, impliquée dans la plupart des conflits sociaux en cours, a appellé à une journée de grève et de manifestations jeudi 26 juin dans tout le pays. Elle compte ainsi dénoncer les politiques "d'austérité" du gouvernement et faire entendre ses "exigences sociales". A Paris, elle sera d'ailleurs rejointe par Force ouvrière.

Cette journée de mobilisation, à laquelle vont participer dans quelques villes Solidaires et la FSU, avait été décidée par la CGT au lendemain des élections européennes marquées par le succès du Front national, pour "appeler à un changement radical de politique".

La CGT "a décidé d'aller à la rencontre des salariés" et organise 117 manifestations, défilés et rassemblements à travers le pays, a indiqué la centrale, mercredi 25 juin.

La CGPME remet en question sa particiapation

Du côté du patronat, la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) a remis en question la participation du patronat à la conférence sociale. Elle a proposé au Medef et à l'UPA une "prochaine rencontre sur le sujet", selon un communiqué.

Opposée à la création du compte de pénibilité et l'interdiction des contrats de travail de moins de 24 heures hebdomadaires, la CGPME regrette de ne pas avoir été entendue par le gouvernement malgré des alertes répétées "depuis des mois".

"Dans ces conditions, il est maintenant temps de s'interroger sérieusement sur l'intérêt pour les organisations patronales représentatives de participer ou non à la prochaine conférence sociale", précise le communiqué.

Y. D .avec AFP