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Le pacte de responsabilité "va dans le bon sens", selon Ranque

Denis Ranque était l'invité de BFM Business ce mardi 13 mai.

Denis Ranque était l'invité de BFM Business ce mardi 13 mai. - -

Denis Ranque, président du conseil d'administration d'Airbus Group, président du Haut Comité de gouvernement d'entreprise, co-président de la Fabrique de l’Industrie, était l'invité de BFM Business ce mardi 13 mai. Il est revenu sur le pacte de responsabilité ou encore le dossier Alstom.

"L'emploi ne se décrète pas". Denis Ranque, président du conseil d'administration d'Airbus Group, président du Haut Comité de gouvernement d'entreprise, co-président de la Fabrique de l’Industrie, était l'invité de BFM Business ce mardi 13 mai. Il est revenu sur différents grands dossiers du moment et notamment sur le pacte de responsabilité.

"C'est une bonne chose, nous allons dans le bon sens", a-t-il déclaré. Il salue surtout la volonté du gouvernement de remettre l'entreprise au centre des préoccupations. Néanmoins, il ne croit pas en un objectif chiffré des emplois. Selon lui, tout ce qui peut relancer la compétitivité et la confiance est une bonne chose, malgré un climat compliqué du fait de l'euro fort.

D'ailleurs, il rejoint les propos de Pierre Gattaz qui déclarait "Hollande et Valls ont compris que les patrons ne pas des salopards". Denis Ranque affirme que les différents gouvernements, droite ou gauche, ont toujours désigné les patrons à la vindicte publique. Mais il rappelle que l'emploi provient de l'entreprise.

Le gouvernement a un oeil dans le dossier Alstom

Par ailleurs, Denis Ranque est revenu sur le dossier Alstom. Il a affirmé comprendre que le gouvernement ait un œil sur le sujet. "Mais en France, il manque un processus. L'Etat doit ouvrir le dialogue avec les dirigeants d'entreprises de manière plus organisée. Il n'y a pas de méthode".

Concernant le plan de départ à la SNCF, il a précisé ne pas connaitre le sujet mais il affirme qu'une "entreprise publique a les mêmes devoirs de compétitivité qu'une entreprise privée".

Et enfin, il est revenu sur le rôle du Haut Comité de gouvernement d'entreprise. Il a notamment rappelé le rôle de la gouvernance d'entreprise, "les actionnaires délèguent à un conseil d'administration qu'ils nomment le rôle de supervision du management". Ce Haut comité a approché toutes les entreprises du CAC 40 et quelques-unes ont eu besoin de réajustement.

D. L.