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Le Medef se sert de Moody’s pour rappeler l’urgence des réformes

Laurence Parisot estime que la décision de Moody's ne fait que renforcer ses inquiétudes.

Laurence Parisot estime que la décision de Moody's ne fait que renforcer ses inquiétudes. - -

Laurence Parisot estime que la dégradation de la note de la France est un argument de plus à la nécessité d’adopter au plus vite le pacte de compétitivité et la réforme du marché du travail.

La patronne du Medef, a réagi lors de sa conférence de presse mensuelle à la décision de Moody’s de dégrader la note de la France. Ce n'est pas une surprise pour elle, cette annonce n'a fait que conforter ses inquiétudes. "Ce n’est que la confirmation de la situation très préoccupante dans laquelle se trouve notre économie. C’est donc alerte sérieuse qu’il faut prendre comme telle", a déclaré Laurence Parisot.

Pour la représentante des entreprises, la solution est à chercher dans l’accélération de l’adoption des reformes. "Nous devons engager toutes les réformes qui permettent de rétablir notre compétitivité" a-t-elle martelé.

Ainsi, comme elle l'a déjà indiqué, elle est favorable à la mise en place du pacte de compétitivité proposé par le gouvernement dès janvier 2013. "A condition qu’il soit mis en œuvre d’une manière simple, opérationnelle, efficace et lisible par tout le monde ", tient-elle à préciser.

Elle rebondit sur la décision de Moody's pour remettre sur le devant de la scène l’un de ses terrain de lutte: la réforme du marché du travail.

"Il faut réussir la négociation emploi, en acceptant que celle-ci traite non seulement la sécurité pour les salariés mais aussi la flexibilité. Il faut arrêter d’avoir peur de ce mot." Selon elle, c’est une étape essentielle pour renouer avec la création d’emploi. Syndicats et patronat doivent présenter au gouvernement d’ici à la fin de l’année un projet de reforme sur ce thème.

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