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Le gouvernement confirme vouloir augmenter les indemnités légales de licenciement de 25%

Muriel Pénicaud avait annoncé en juillet que ces indemnités augmenteraient sans préciser l'ampleur de cette hausse

Muriel Pénicaud avait annoncé en juillet que ces indemnités augmenteraient sans préciser l'ampleur de cette hausse - Jacques Demarthon - AFP

Le cabinet de Muriel Pénicaud a confirmé mercredi à la CFDT qu’une hausse de 25% était bel et bien à l’étude, comme le révélait BFM Business dès juillet. Un niveau toutefois en-deçà de ce que les syndicats réclament.

C’est un des sujets sur lesquels le gouvernement tente de faire un geste dans le sens des syndicats. Comme le révélait déjà en juillet BFM Business, l'exécutif compte bien augmenter les indemnités légales de licenciement de 25%.

Le cabinet de la ministre du Travail Muriel Pénicaud l’a en effet confirmé à la représentante de la CFDT dans la négociation sur la réforme du code du travail, Véronique Descacq, mercredi. À l’heure actuelle, l’indemnité légale est d’un cinquième de mois de salaire par année d’ancienneté. Il s’agirait ainsi de le faire passer à un quart.

Un effort insuffisant pour la négociatrice du syndicat qui a ainsi évoqué “un niveau trop faible” à la sortie de son entretien avec les équipes de Grenelle. Aussi bien la CFDT que FO réclament en effet que le montant passe à deux cinquièmes de mois de salaire par année d’ancienneté.

Un curseur difficile à placer

Cette mesure doit servir de contrepartie pour les syndicats en échange de la barémisation des dommages et intérêts aux prud'hommes qui, eux, vont au contraire être plafonnés. Mais pour les représentants des salariés le compte n’y est donc pas.

Reste que l’exécutif pourrait aller plus loin. “Ce niveau pourrait encore bouger un peu à la hausse dans les jours qui viennent”, confie ainsi un syndicaliste à Libération.

Pour l’exécutif le curseur est néanmoins difficile à placer car, dans le même temps, le patronat ne goûte guère à cette mesure. Jean-Eudes du Mesnil, secrétaire général de la CPME, confiait encore lundi sur BFM Business qu’il n’appréciait guère que ce sujet survienne d'un coup sur la table alors qu’il n’était initialement pas au menu des discussions. “Elle (la mesure, NDLR) est arrivée en cours, ce n’est pas nous qui l’avons introduite donc d’autres l’ont mise sur la table”, expliquait-il, pestant contre “des négociations dans la négociation”.

Julien Marion avec AFP