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Vers une hausse des indemnités de licenciement d'au moins 25%

INFO BFM BUSINESS - Le ministère du Travail envisagerait d'augmenter les indemnités de licenciement d'au moins 25% dans le cadre de la réforme du code du travail. Une option qui ne contenterait ni les syndicats ni le patronat.

Si la période de concertation sur la future réforme du code du travail est désormais terminée, beaucoup de sujets restent à arbitrer, et notamment l'augmentation des indemnités légales de licenciement. Selon nos informations, le ministère du Travail s'est engagé sur une hausse d'au moins 25%. Et le dossier est devenu l'un des principaux points d'achoppement entre syndicats et patronat.

L'augmentation des indemnités de licenciement est en effet l'une des promesses du gouvernement. Une contrepartie accordée aux syndicats en échange de la barémisation des dommages et intérêts aux prud'hommes qui, eux, vont au contraire être plafonnés. Restait donc à savoir quelle sera l'ampleur de cette augmentation.

Les partenaires sociaux insatisfaits

"Ce sera 25% minimum, c'est ce que nous a promis le ministère du travail", affirme l'un des hauts responsables de Force Ouvrière. Pour FO et la CFDT, qui réclament un doublement de ces indemnités, c'est bien trop peu. Côté patronat au contraire, il n'est pas question d'accepter une telle hausse.

Car ces indemnités de licenciement concernent l'ensemble des salariés licenciés contrairement aux dommages et intérêts aux prud'hommes. "On ne joue pas au bonneteau, on ne va pas troquer une hausse certaine des coûts de licenciement contre une baisse potentielle des dommages et intérêts aux prud'hommes" peste un haut responsable du Medef. Un autre résume: "On ne va pas commencer à faire un pas en avant, deux pas en arrière au risque de tuer tout l'intérêt de cette réforme".

Caroline Morisseau