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Le chômage repart à la hausse en octobre

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Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A a augmenté de 0,2% en octobre.

Le nombre de demandeurs d'emploi repart en légère hausse en octobre. Les demandeurs d'emploi de la catégorie A (sans aucune activité) était le mois dernier 3,48 millions soit 8000 de plus, selon les chiffres du ministère du Travail publiés ce vendredi.

Dans le même temps, le nombre de demandeurs d'emploi ayant exercé une activité au cours du mois a baissé de 7.900 (-0,4%). Par conséquent, avec ou sans activité, le nombre d'inscrits à Pôle emploi tenus de rechercher un emploi s'est stabilisé en octobre, à 5,62 millions.

Les tendances sont identiques en incluant l'outre-mer. Sur la France entière, Pôle emploi a comptabilisé 5,92 millions de demandeurs d'emploi (stable), dont 3,74 millions de chômeurs (+0,2%).

Un indicateur volatile

Depuis le début de l'année, l'indicateur alterne mois de baisse et de hausse, témoignant de la forte volatilité des statistiques de Pôle emploi. Pour contourner ce phénomène, le ministère du Travail recommande de "toujours privilégier les évolutions en tendance plutôt qu'au mois le mois".

La ministre du Travail Muriel Pénicaud a par plusieurs fois indiqué qu'elle ne souhaitait pas accorder une grande importance à ses chiffres, considérés comme volatiles et ne donnant pas une image assez solide du marché de l'emploi. Dès son arrivée à Grenelle elle avait décidé de ne pas les commenter tous les mois, préférant tenir une conférence de presse trimestrielle, "les rendez-vous de Grenelle", qui fait un point sur le marché de l'emploi avec une batterie de 40 indicateurs.

Publication réduite

Le 9 novembre dernier, le ministère avait même annoncé que la publication des chiffres deviendrait trimestrielle et non plus mensuelle. Les données mensuels continueront d'être disponibles en ligne sur le site du ministère, mais ne feront plus l'objet d'une publication.

À côté de cet indicateur, l'Insee publie chaque trimestre le taux de chômage, considéré comme plus significatif car il obéit à la méthodologie du BIT (bureau international du travail). Lors de la dernière publication, ce taux était de 9,4% au troisième trimestre en France métropolitaine, soit 0,2 point de plus qu'au précédent trimestre.

J.M. avec AFP