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Laurent Berger (CFDT): "Cette manifestation avait un vice d'entrée"

Invité de BFMTV, le secrétaire général de la CFDT, qui n'a pas appelé à manifester ce mardi, a expliqué pourquoi il n'a pas suivi la CGT, initiatrice du mouvement.

Ce mardi a marqué la première journée de mobilisation contre la réforme du code du travail. Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, le principal syndicat ayant appelé à manifester ce mardi, a considéré qu'il s'"agissait d'une bonne première" avec 400.000 personnes mobilisées, selon son syndicat.

"De fait il y avait du monde, peut-être pas autant de monde que ne l'auraient souhaité les organisateurs", a réagi Laurent Berger, invité de BFMTV. Le leader de la CFDT n'avait lui pas appelé à la mobilisation ce mardi.

La CGT a "laissé faire le boulot"

Mais pour lui cette journée de manifestation comportait un important défaut. "Cette manifestation elle avait un vice d'entrée, c'est-à-dire qu'elle avait été décidée par une seule organisation syndicale et qu'en plus cette organisation syndicale n'avait pas décidé de s'investir dans les négociations et a donc laissé faire le boulot de contrer des décisions inacceptables", a-t-il ainsi affirmé.

Si la CFDT elle n'appelle pas à la mobilisation, il y a "un mécontentement de notre part sur le contenu", a rappelé Laurent Berger. Et le leader syndical de souligner que la manifestation n'est pas la seule façon de faire avancer les choses.

"On a pesé tous l'été. Nous on a pas appelé à la manifestation le 12 juin. Qui sait qu'on a fait en sorte que les déclenchements des plans sociaux ne soient pas à 30 salariés mais reste bien à 10? Qui sait que le délai de recours pour attaquer aux prud'hommes lorsqu'on a été maltraité par un employeur n'est pas passé à six mois mais est resté à 12? Qui a obtenu l'augmentation des indemnités légales de licenciement de 25%?", a énuméré Laurent Berger.

"Bien sûr il y de quoi dire notre mécontentement et nous le disons, fermement", a-t-il par ailleurs fait valoir.

J.M.