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Laurence Parisot: "il faut détabouiser le mot flexibilité"

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Le Medef ne signera un accord avec les syndicats pour réformer le marché du travail que si ceux-ci "acceptent" le "principe de flexibilité", a prévenu mardi la patronne du Medef Laurence Parisot.

Au lendemain de la dégradation de la note attribuée par Moody's à la France, "il est temps, pardonnez le néologisme, de détabouiser le mot de flexibilité, il faut arrêter d'avoir peur du mot, nous avons besoin de flexibilité pour recréer des emplois".

Assurant que le patronat "accepte le concept posé par les organisations syndicales de sécurité pour les salariés", elle s'est dite "inquiète de constater que tant du côté syndical que gouvernemental, on a du mal à comprendre que la flexibilité serait un atout majeur pour la compétitivité et l'emploi de notre pays".

Syndicats et patronat doivent proposer d'ici la fin d'année au gouvernement une réforme pour donner à la fois plus de protection aux salariés et de souplesse aux entreprises. Accord ou pas, l'exécutif a prévenu qu'il légifèrera en 2013.

BFMbusiness.com et AFP