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Laurence Parisot favorable à une hausse de la TVA et de la CSG

La présidente du Medef plaide pour un transfert de charges au profit des entreprises.

La présidente du Medef plaide pour un transfert de charges au profit des entreprises. - -

Dans une interview aux Echos, la présidente du Medef propose un nouveau pacte social et fiscal prévoyant une hausse de la TVA et de la CSG en contrepartie de la baisse des charges patronales et salariales pesant sur les entreprises.

Du Sarkozy avec la TVA et du Hollande avec la CSG. Pour restaurer la compétitivité des entreprises françaises, la présidente du Medef ne tranche pas, elle prend les solutions des deux.

Oui à une hausse de la TVA, exception faite des produits de première nécessité, et à une autre de la CSG, réclame Laurence Parisot dans une interview aux Echos du mercredi 18 juillet. En contrepartie, les cotisations sociales patronales et salariales pesant encore sur les entreprises seraient naturellement réduites.

Des avantages pour tout le monde

"Le financement de la protection sociale reposerait sur des assiettes beaucoup plus larges", analyse la présidente du Medef. Ce "nouveau pacte social et fiscal, comme elle l'appelle, serait avantageux pour tout le monde". Les entreprises verraient leur coût de production réduits; les salariés retrouveraient du pouvoir d'achat net; notre modèle social serait pérénisé.

Mais la présidente du Medef estime qu'il est impossible d'attendre janvier 2014 pour mettre en oeuvre la réforme du financement de la protection sociale, comme l'envisage Jean-Marc Ayrault. "Si une politique économique clairement favaorable aux entreprises n'est pas clairement définie, et n'entre pas en vigueur, les défaillances se multiplieront à un rythme tel que l'assiette fiscale globale des impôt et taxes se réduira comme peau de chagrin", prévient-elle.

Les 35 heures en ligne de mire

Toujours dans cette interview, Laurence Parisot revient sur la fin des exonérations sociales et fiscales concernant les heures supplémentaires. "Cette fin remettra inévitablement au centre du débat la question de la durée du travail", affirme-telle.

Selon elle, le nouveau dispositif sera plus coûteux et plus rigide. "Nous plaidons pour que la durée du travail soit fixée par des accords conventionnels souples et évolutifs, au niveau de la branche ou de l'entreprise." C'est dans ce cadre que le seuil de déclanchement de la majoration des heures suppplémentaires devrait être fixée, estime-t-elle.

Patrick Coquidé