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La surtaxation des CDD de moins de trois mois fait chou blanc

Les entreprises n'ont pas modifié leur politique de recrutement.

Les entreprises n'ont pas modifié leur politique de recrutement. - -

En vigueur depuis un an, l'alourdissement des cotisations patronales sur les contrats courts rapporte moins que prévu et, de plus, ne produit quasiment aucun effet sur l'emploi, selon un rapport de l'Acoss et l'Unédic cité vendredi 6 juin par le site des Echos.

La surtaxation des contrats courts s'apparente pour le moment à un coup d'épée dans l'eau. Cette mesure, qui consiste à alourdir le montant des cotisations patronales d'assurance-chômage sur les CDD de moins de trois mois, est entrée en vigueur le 1er juillet dernier.

Cette mesure trouvait son origine dans l'accord entre syndicats et patronat sur l'emploi de janvier 2013 et était destinée à favoriser les embauches en CDI. Mais selon un premier bilan interne de l'Unédic et de l'Acoss, cité par les Echos.fr vendredi 6 juin, le dispositif ne rencontre pas le succès escompté sur plusieurs points.

Un impact financier loin des estimations

Tout d'abord, la mesure "n’a pas entraîné de changements notables des comportements: les employeurs recourent toujours autant au travail précaire, d’autant que l’intérim n’est pas concerné", peut-on lire sur le site du quotidien économique.

Ensuite, le relèvement des cotisations ne devrait pas avoir les conséquences financières escomptées. D'août 2013 à mars 2014, 36 millions d'euros ont été glanés selon le bilan de l'Unédic, qui en déduit qu'en année pleine le chiffre devrait atteindre 50 à 70 millions d'euros. Soit deux à trois fois moins que les 150 millions d'euros prévus lors de l'introduction de la mesure.

J.M.