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La France a perdu plus de 1 000 usines depuis 2009

100 fermetures nettes d'usines sont à déplorer en 2012

100 fermetures nettes d'usines sont à déplorer en 2012 - -

Selon l’étude du cabinet Trendeo parue ce mardi 5 février, le rythme des fermetures d'usine s'est accéléré au cours de l'année 2012, touchant tous les secteurs. Au final, 24 000 emplois industriels ont été perdus.

L’industrie française est dans une situation presque aussi morose qu’en 2009, la pire année de son histoire. 1000 usines fermées depuis janvier 2009, 266 sur la seule année 2012, quasiment tous les secteurs touchés… Les conclusions de l’étude de l’observatoire Trendeo, publiée ce mardi sont sans appel. Ses principaux enseignements en quelques points.

> 1 087 : le nombre exact d’usines qui ont mis la clé sous la porte depuis le 1er janvier 2009.

> 266 usines de plus de 10 salariés ont fermé, alors que seulement 166 ont été créées.

> 42% : c’est l’augmentation du rythme des fermetures d’usines en 2012 par rapport à l’année précédente.

> 23 897 postes supprimés au total en 2012, et 121 946 sur les trois dernières années.

> 71 : c’est le nombre moyen de salariés dans les usines perdues. Celles qui se créent n’en comptent que 65.

> 2 000 postes en moins en 2012 dans la pharmacie : une perte nette d’emploi pour la quatrième année consécutive.

> 900 postes disparus dans l’agro-alimentaire : le solde création/suppression d’emploi est négatif pour la première fois en 2012. En cause notamment : la faillite de Doux.

> 3 fois moins d’emplois ont été créés dans le BTP et le commerce en 2012 qu’en 2010.

> 24 000 créations de postes cette fois, dans les secteurs du luxe et de la construction aéronautique, les seuls à tirer leur épingle du jeu, avec les énergies vertes.

> 2 fois les postes supprimés dans l'industrie automobile : l’éolien, en mer sur terre, l’hydrolien, le solaire, et les autres énergies renouvelables sont peut-être l’avenir de l’industrie française : elles ont créé 24 000 emplois depuis 2009.

Nina Godart