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La crise pousse à la reconversion professionnelle

La reconversion présente un nouveau départ dans la vie

La reconversion présente un nouveau départ dans la vie - -

Trois personnes actives sur cinq se disent prêtes à changer de métier face aux perspectives sombres pour leur entreprise. Et quand le risque de licenciement est concret, elles sont plus de 82% à envisager une reconversion.

La crise, un moteur pour avancer? Cela semble être la conclusion du sondage Ipsos pour l’Association française pour la formation des adultes (Afpa). Cette enquête montre que de plus en plus de Français se disent prêts à opérer une reconversion professionnelle. C’est-à-dire à faire la démarche de changer de métier ou de statut (passer de salarié à entrepreneur ou vice versa).

Selon Pôle Emploi, la démarche doit passer par plusieurs étapes: de la réalisation d'un bilan personnel, à l'étude du marché et du contexte, jusqu'au suivi de formations. Différents stades que sont donc prêts à franchir une large majorité de Français, comme le montrent les chiffres de l’Afpa:

> 63% des personnes interrogées n'ayant jamais changé de métier considèrent que des perspectives économiques sombres pour leur entreprise ou leur secteur d'activité les inciteraient à envisager dans le futur une reconversion. Il s’agit d’une hausse de 12 points par rapport à 2009

> 82 % des personnes n’ayant pas changé de métier au cours de leur vie et qui ne pensent pas en changer dans les six mois envisagent une reconversion en cas de risque de licenciement

> 64 % ont ressenti un épanouissement professionnel et pour 56% cela a amélioré leurs conditions de travail

> La reconversion a constitué un nouveau départ dans leur vie pour 71% de ceux qui ont osé changer

Néanmoins, la reconversion professionnelle reste une démarche compliquée:

> Pour 55% des ouvriers, elle est subie et non volontaire (quant elle ne concerne que 24% des cadres)

> 65 % ne sont pas certaines de retrouver un emploi après leur reconversion

> Mais surtout, il existe un véritable manque d'information (pour 34% des personnes interrogées) ou de soutien en matière de formation (31%).

Diane Lacaze et AFP