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La CGT appelle à une nouvelle journée de mobilisation le 19 octobre

Philippe Martinez, lors de la précédente manifestation de la CGT, le 21 septembre

Philippe Martinez, lors de la précédente manifestation de la CGT, le 21 septembre - Alain Jocard - AFP

Cette journée de manifestation est la troisième organisée par le syndicat, après celles du 12 et du 21 septembre. Elle a été décidée à l'issue d'une intersyndicale qui n'a pas permis aux participants d'arriver à "une vision commune".

La CGT a appelé, pour la troisième fois à une journée de mobilisation le 19 octobre prochain pour protester contre les réformes sociales du gouvernement, notamment les ordonnances sur la loi Travail. C'est ce qu'a indiqué le secrétaire confédéral du syndicat, Fabrice Angéi, à l'issue d'une intersyndicale qui a eu lieu au siège de la CGT.

Il a en outre dit souhaiter un mouvement "le plus unitaire possible pour la mi-novembre", contre les réformes du gouvernement. Fabrice Angéi a expliqué que d'autres syndicats avaient jugé "prématuré" de lancer un appel à une journée de mobilisation dès ce lundi. Ils souhaitent d'abord rencontrer l'exécutif pour connaître les détails des futures réformes sur l'assurance chômage, l'apprentissage et la formation, a-t-il expliqué.

Les deux précédentes journées de mobilisation avait eu lieu les 12 et 21 septembre derniers. Elles avaient alors rassemblée, selon le ministère de l'Intérieur, respectivement 223.000 et 132.000 personnes (500.000 le 12, et "plusieurs centaines de milliers" le 21 selon la CGT).

Pas de "vision commune"

De son côté, Véronique Descacq, numéro deux de la CFDT, a relevé que les syndicats n'avaient pas réussi à arrêter une "vision commune des actions à mener pour peser sur les événements en cours ou futurs".

La prochaine réunion interviendra "une fois que chaque organisation aura rencontré le président de la République d'une part et le Premier ministre d'autre part, dans l'espoir d'en savoir plus sur les intentions du gouvernement", a-t-elle dit.

De son côté, Pascal Pavageau (FO) a admis des "divergences" mais estimé que le rendez-vous du 24 pourrait aboutir à un appel à mobilisation en novembre.

"On est tous d'accord pour dire qu'il y a de l'inquiétude sur ce qui va être fait en termes de formation professionnelle et d'assurance chômage, qu'il y a beaucoup d'incertitudes", a confirmé Véronique Descacq.

J.M. avec AFP