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La CFDT appelle à voter Macron, son siège parisien vandalisé

Emmanuel Macron et le leader de la CFDT Laurent Berger.

Emmanuel Macron et le leader de la CFDT Laurent Berger. - Eric Feferberg - AFP

La confédération syndicale a indiqué que son siège avait subi des dommages importants dimanche, quelques minutes après un appel à voter Emmanuel Macron pour battre Marine Le Pen au second tour.

Le siège parisien de la CFDT a été "vandalisé" dimanche soir, une heure après que la confédération a appelé à battre Marine Le Pen et à voter pour Emmanuel Macron, a annoncé son service de presse lundi.

"Des vitres ont été brisées et un tag a été inscrit" indiquant "Mort aux collabos", a précisé la porte-parole de la CFDT.

Dimanche soir, dès l'annonce des résultats du premier tour, la CFDT a appelé à "battre la candidate du Front national" et "donc à voter Macron" au second tour de l'élection présidentielle, le 7 mai.

La CFDT "a pris ses responsabilités en appelant à voter pour le seul candidat républicain présent lors du second tour", explique-t-elle dans un communiqué ce lundi, précisant qu'elle allait porter plainte. Elle a "affiché clairement son rejet du Front national. Cette prise de position est jugée inacceptable pour certains", analyse-t-elle.

La confédération, dont le siège se trouve dans le XIXe arrondissement, a soutenu toutes les réformes de ce quinquennat, dont la très décriée loi travail. Ses locaux avaient déjà été vandalisés en 2016, en plein conflit contre la loi travail.

La CFTC appelle à "faire barrage" au FN

En plus de la CFDT, la CFTC a appelé lundi à "faire barrage" à l'extrême droite au second tour de la présidentielle, refusant de "rester muette" devant "un parti prônant l'exclusion". L'organisation syndicale n'a toutefois pas appeler ouvertement à voter pour Emmanuel Macron.

La CFTC n'a jamais donné de consigne de vote, hormis en 2002, lorsque Jean-Marie le Pen a accédé au second tour de la présidentielle, rappelle-t-elle dans un communiqué.

Y.D. avec AFP