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Jean-Claude Mailly (FO) défend la nationalisation de STX France

Invité de BFMTV et RMC ce vendredi, le secrétare général de Force ouvrière a assuré que la nationalisation temporaire était une bonne décision pour l'avenir des chantiers navals.

Invité de BFMTV et RMC ce vendredi, le leader de Force Ouvrière Jean-Claude Mailly a défendu la décision du gouvernement français, qui avait annoncé la veille une nationalisation provisoire des chantiers navals STX.

"Une bonne décision" pour "l'avenir de l'entreprise", a assuré le dirigeant syndical. "C’est le dernier grand chantier naval de France, c’est normal que l’État s’y intéresse", a-t-il également déclaré, interrogé sur cette initiative contraire à la logique européenne. "Si l'Italie dit non, il faudra trouver quelqu'un d'autre", a-t-il ensuite relativisé, alors que la tension entre Paris et Rome est encore montée d'un cran. 

L'État français souhaite en effet un partage à parts égales du capital des chantiers navals, ce que les autorités italiennes refusent catégoriquement. L'accord initial, passé par l'ancien gouvernement, prévoyait en effet que l'italien Fincantieri obtienne 48% du capital, épaulé par l'investisseur -lui aussi italien- Fondazione CR Trieste à hauteur d'environ 7%. Un accord remis en cause par Emmanuel Macron, qui craint une prise de contrôle italienne.

Jean-Claude Mailly ne s'est, au passage, pas montré surpris que le chef de l'État, réputé libéral, prenne ce genre de décision. "Il peut être iconoclaste", a-t-il déclaré. "Il était en effet de conception libérale quand il était ministre de l’Économie mais ce n’est pas la même chose quand on est président."

Y.D.