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J.L.Mélenchon: "La nationalisation de Florange est indispensable"

Jean-Luc Mélenchon était l'invité de BFM Politique sur BFMTV, dimanche 2 décembre.

Jean-Luc Mélenchon était l'invité de BFM Politique sur BFMTV, dimanche 2 décembre. - -

Le leader du Front de gauche, invité de BFM Politique sur BFMTV, a évoqué l'avenir du site de Florange, et tiré à boulets rouges sur l'attitude du gouvernement, ainsi que sur Lakshmi Mittal.

"Mittal n'est pas le bienvenu en France". Comme à son habitude, Jean-Luc Mélenchon n'a pas mâché ses mots, ce dimanche sur BFMTV-BFM Business.

Evoquant l'avenir du site de Florange, à propos duquel un accord entre le gouvernement et Lakshmi Mittal a été trouvé, le leader du Front de gauche a estimé que sa nationalisation, un temps envisagée, était "indispensable".

Qualifiant le patron d'ArcelorMittal de "menteur" et d'"affabulateur", il a ensuite développé sa pensée: "Mittal dit la semaine dernière qu'il n'a pas besoin de Florange, et l'inverse cette semaine. Quand est-ce qu'il ment? Avant? Après?" A cette situation, le coprésident du Parti de gauche voit une raison simple: "Mittal est tenu à la gorge par Goldman Sachs et les agences de notation", qui lui intimeraient l'ordre de "liquider son personnel".

"Quand Mme Parisot prend la parole, d'un coup, il n'y a plus de nationalisation"

Le gouvernement en prend également pour son grade, son chef en premier lieu: "On ne peut pas prendre Arnaud Montebourg comme tête à claques" et dire du bien du "brave monsieur Ayrault", qui, selon Jean-Luc Mélenchon, "tire les ficelles". "Ils (le gouvernement) n'affronteront jamais le Capital et les agences de notation". Le meilleur exemple, selon lui, est tout récent: "On parle de nationamlisation, mais quand Mme Parisot prend la parole, d'un coup, il n'y a plus de nationalisation. J'en déduis que c'est elle qui prend les décisions".

Enfin, sur le processus de nationalisation, Jean-Luc Mélenchon estime qu'il faudrait y avoir recours autant "qu'il y en a besoin", évoquant les chantiers de Saint-Nazaire ou encore la raffinerie Petroplus.

Yann Duvert