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Ils font grève pour ne pas travailler le 14 juillet

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Une entreprise alsacienne a choisi d’imposer le 14 juillet comme journée de solidarité à ses employés, ce que les syndicats refusent.

Nous sommes le 14 juillet. Un jour férié, mais pas pour tout le monde. A Sélestat, en Alsace, l'entreprise Alcan (spécialisée dans la fabrique d'emballages en aluminium) a choisi ce jour comme journée de solidarité travaillée pour les personnes âgées. Les années précédentes, c'était le lundi de pentecôte, comme dans la plupart des entreprises françaises. Mais travailler le jour de la fête nationale est une idée qui a du mal à passer du côté des salariés : tous les syndicats appellent à la grève. 550 salariés risquent donc refuser de travailler.

Jean-Luc Roque, le délégué CFTC de l'usine Alcan explique que, quand ils ont appris que la journée de solidarité ne serait plus le lundi de Pentecôte mais le 14 juillet, les salariés se sont montrés « pour certains complètement abasourdis, pour d'autres c'était la révolte, la colère. Le 14 juillet, c'est plus historique qu'un lundi de Pentecôte. La seule explication qu'on a de la direction, c'est que le Code du Travail impose de faire cette journée de solidarité un jour férié. Nous disons non, nous disons que d'après ce texte on peut la négocier et on peut la faire durant toute l'année par d'autres systèmes ».

De la même manière, Daniel Blain, le délégué FO de l'usine Alcan, ne pensait pas devoir un jour travailler le 14 juillet : « A l' origine, le jour de solidarité existe depuis maintenant 3 ou 4 ans, et il avait été placé le lundi de Pentecôte. Or, cette année, la direction a décidé que comme le lundi de Pentecôte ne l'arrangeait pas, qu'elle la reportait au 14 juillet. Donc elle nous a convoqué à une réunion pour nous mettre devant le fait accompli ».

La rédaction et Yannick Olland