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"Il y a une particularité française" qui explique la hausse du chômage

François Rebsamen espère que 2015 sera meilleure que 2014 sur le front de l'emploi

François Rebsamen espère que 2015 sera meilleure que 2014 sur le front de l'emploi - BFMTV

Le ministre du Travail François Rebsamen était l'invité de BFMTV ce 5 mars. Alors que le taux de chômage vient de franchir la barre des 10%, il a expliqué comment la démographie française pèse sur l'emploi.

Un actif français sur 10 est désormais au chômage en France. C'est le dur verdict qu'a rendu l'Insee, ce jeudi 5 mars. L'institut des statistiques a ainsi publié le taux de chômage pour le quatrième trimestre 2014. Résultat: la barre des 10% en métropole a désormais été franchie.

Invité de BFMTV ce même jeudi, le ministre du Travail François Rebsamen est venu rappeler que ce chiffre vient solder "une année 2014 qui n'a pas été bonne sur le front de l'emploi", le taux de chômage étant passé de 9,7% à 10%.

Néanmoins, François Rebsamen s'est voulu optimiste, alors que le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A a diminué au mois de janvier, selon les derniers chiffres de Pôle Emploi. "Même s une hirondelle ne fait pas le printemps, elle peut annoncer la fin de l'hiver".

"750.000 personnes arrivent chaque année sur le marché du Travail"

Invité à se prononcer sur les chiffres de l'emploi dans les autres pays européens, il a affirmé que "comparaison n'est pas forcément raison", rappelant que le taux de chômage moyen en Europe est de 11,5%. "Nous sommes en-dessous (de ce taux, ndlr)", a-t-il conclu.

François Rebsamen a néanmoins reconnu qu'il y a "une particularité française qui est une difficulté pour l’instant et une chance pour demain". Il s'agit, en fait, de la hausse population active, c'est-à-dire que le nombre de jeunes arrivant sur le marché du Travail dépasse celui des retraités qui quittent ce même marché.

"Chaque année, il y a 600 000 personnes qui partent à la retraite, mais il arrive 750 000 personnes", a détaillé François Rebsamen. "Ce qui n'est pas le cas de l'Allemagne", a-t-il fait remarquer. "Notre activité économique doit donc créer 150.000 emplois chaque année" pour absorber ces nouveaux arrivants.

Enfin, François Rebsamen a évoqué le dossier chaud du moment: l'avenir d'Areva. "J'ai demandé (au président d'Areva, ndlr) à ce qu'il n'y ait pas de licenciement (…) il y a la possibilité vu la structure d'âge au sein de l'entreprise d'avoir des départs volontaires ou des reclassements. Dans tous les cas nous serons très vigilants pour qu'il n'y ai pas de licenciements", a-t-il affirmé.

J.M.