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Gérard Larcher: "je voterais l'accord social s'il n'est pas dénaturé"

Gérard Larcher, ancien ministre du Travail et ancien président du Sénat, était "L'invité d'Hedwige Chevrillon" ce 2 avril.

Gérard Larcher, ancien ministre du Travail et ancien président du Sénat, était "L'invité d'Hedwige Chevrillon" ce 2 avril. - -

L'ancien président UMP du Sénat et ex-ministre du travail était invité sur BFM Business mardi 2 avril. Il a réaffirmé soutenir l'accord social sur la sécurisation de l'emploi s'il n'est pas trop amendé.

L'accord sur l'emploi commence à être examiné ce mardi 2 avril par les députés. Ils devront le transposer pour en faire une loi. A droite et au Medef, ils sont nombreux à craindre que les députés biaisent l'esprit du texte en l'amendant. Gérard Larcher, l'ancien président UMP du Sénat est l'un d'eux. Sur BFM Business ce 2 avril, il a indiqué qu'il serait "très attentif à ce que l'équilibre [entre les concessions du patronat et celles des syndicats] soit respecté".

"Ce texte est un bon accord, et j'ai dit dès le premier jour que je le voterais dès lors qu'il n'est pas dénaturé", a-t-il rappelé. Pour lui, il est antinomique que, d'un côté François Hollande veuille "inscrire dans la Constitution le principe du dialogue social", et qu'en même temps, "certains veuillent bouleverser ce texte".

Des modalités à définir au sein des entreprises

Parmi ceux-là: Jean-Claude Mailly, le leader de Force ouvrière, invité vendredi sur BFM Business. Il y indiquait que les députés devaient au moins préciser certains détails techniques. Par exemple, puisqu'il est question de proposer aux salariés des mutations à plus de 100 kilomètres de leur domicile, il faudrait prévoir une distance maximum à partir de laquelle l'employé peut refuser la mobilité. Mais "est-ce à la loi de le préciser ou cela relève-t-il du dialogue social ?", interroge Gérard Larcher.

"Personnellement, je suis pour que l'on avance", souligne-t-il. "Je donne toujours la primauté à la démocratie politique, mais reconnaissons à la démocratie sociale qu'elle vient de conquérir une nouvelle place".

N.G. et BFM Business