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GE Hydro/Alstom: la direction sommée d'améliorer son plan social

Des salariés de GE/Hydro sur le site de Grenoble.

Des salariés de GE/Hydro sur le site de Grenoble. - Jean-Pierre Clatot - AFP

Le gouvernement a demandé à General Electric d'améliorer les modalités de son plan de 345 suppressions d'emplois à l'usine GE Hydro/Alstom de Grenoble.

Le gouvernement a demandé à General Electric d'améliorer les modalités de son plan de suppression de 345 postes à l'usine GE Hydro/Alstom de Grenoble lancé cet été, a affirmé mardi le secrétaire d'État au ministère de l'Économie, Benjamin Griveaux. "Sur le PSE (plan de sauvegarde de l'emploi), j'ai demandé à la direction du groupe de faire mieux", a-t-il déclaré à l'Assemblée nationale au lendemain d'une rencontre avec la direction du groupe américain à Bercy. "Un groupe qui a la taille, et (qui est) à la mesure d'un marché mondial comme GE, doit faire mieux sur le PSE qui a été présenté", a-t-il ajouté.

Le plan social envisagé à Grenoble porte sur 345 des 800 postes du site où sont conçues et fabriquées des turbines électriques. Les salariés s'opposent à cette restructuration, rejetant les motivations, avancées par la direction, d'un marché européen de l'hydroélectricité en difficulté. Après une grève et un blocage de neuf jours du site, les représentants des salariés de GE Hydro/Alstom ont été reçus jeudi dernier au ministère de l'Economie et une nouvelle rencontre est prévue cette semaine.

Un comité de suivi se réunira "début décembre"

Par ailleurs, la direction de GE doit se rendre prochainement à Grenoble pour rencontrer les salariés. "J'ai demandé et obtenu de la direction (...) d'aller expliquer sur le site aux salariés de GE hydro quel était l'avenir du site", a insisté Benjamin Griveaux.

Le secrétaire d'État a aussi précisé qu'un comité de suivi sur les engagements pris par le conglomérat américain au moment du rachat de la branche énergie d'Alstom se réunirait "début décembre".

"Un cabinet permettra d'évaluer les progrès qui auront été réalisés", a-t-il encore précisé. General Electric s'était engagé à ne fermer aucun site en France et à créer 1.000 emplois nets d'ici 2018.

J.Mo. avec AFP