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Frédéric Saint-Geours: "je suis un vrai chef d'entreprise"

Frédéric Saint-Geours, à la fin de sa conférence de presse le vendredi 5 avril à Paris.

Frédéric Saint-Geours, à la fin de sa conférence de presse le vendredi 5 avril à Paris. - -

Le patron de la puissante UIMM est devenu le 7ème candidat officiel à la présidence du Medef le 4 avril. Ce vendredi 5 avril sur BFM Business, il a détaillé les moyens pour améliorer l'économie française.

"Je veux mener avec l'ensemble des chefs d'entreprises françaises le combat contre la crise, pour sortir la France de la crise". Voilà ce qui a motivé Frédéric Saint-Geours à se lancer dans la course à la présidence du Medef le 4 avril. Sur BFM Business, ce vendredi 5 avril, le numéro deux de PSA a précisé les grandes lignes de son programme.

Il considère que la France fait actuellement "face au danger d'être reléguée en deuxième division", parce qu'elle fait "fausse route depuis vingt ans avec une politique qui privilégie la demande et la dépense publique". Une analyse économique qu'il reconnaît n'être "pas très optimiste".

Mais la solution existe pour "inverser la mécanique inexorable qui fait que la France est en train de décrocher". Il faut "changer de stratégie économique" et passer à une "politique de l'offre", seul moyen pour Frédéric Saint-Geours de "redonner aux entrepreneurs le goût d'investir", et donc de "renouer avec la croissance et l'emploi".

Les ventes de Peugeot ont augmenté de 60% sous sa direction

A ceux qui lui reprochent son profil d'énarque, de technocrate, il répond qu'il consacre depuis 25 ans ses forces au groupe Peugeot. Il rappelle avoir fait au sein de ce groupe "de la banque, de la finance, du commerce, de l'industrie". Selon lui, "c'est cela, être un vrai chef d'entreprise".

Celui qui a dirigé Peugeot pendant vingt ans assure que les ventes ont progressé de 60% sur cette durée, et qu'elles ont été multipliées par quatre hors d'Europe. Il ne renie pas son expérience en cabinet ministériel, avec Henri Emmanuelli au Budget entre 1984 et 1986. Mais, selon ses mots, "elle date du siècle dernier".

L'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM), la puissante fédération que préside justement Frédéric Saint-Geours, doit annoncer le 18 avril à qui va son soutien. Il semble que tout se joue entre ce dernier, et Pierre Gattaz, président du Groupement des fédérations industrielles et de Radiall, lui aussi membre de l'UIMM.

Face à cet adversaire assez populaire auprès des patrons, le numéro deux de PSA met en avant son programme. La "stratégie de l'offre" qu'il préconise, il en est convaincu, est de nature à convaincre non seulement les membres de l'UIMM, mais tous les patrons membres de l'organisation…

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N.G. et BFM Business