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Frédéric Saint-Geours: "je me rangerais derrière le candidat choisi par l'UIMM"

Frédéric Saint-Geours, pésident de l'UIMM, était sur le plateau du Grand Journal d'Hedwige Chevrillon le 10 avril.

Frédéric Saint-Geours, pésident de l'UIMM, était sur le plateau du Grand Journal d'Hedwige Chevrillon le 10 avril. - -

Le numéro deux de PSA était sur BFM Business mercredi 10 avril. Il y a assuré que si la fédération qu'il préside ne le soutenait pas dans la course à la présidence du Medef, il renoncerait.

"Si un candidat issu de l'UIMM est désigné par l'organisation, il faut absolument que tous se range derrière lui". Sur BFM Business mercredi 10 avril, le président de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie Frédéric Saint-Geours a appelé à ce qu'il "n'y ait qu'un candidat" issu de la puissante fédération.

Celle-ci doit révéler à qui elle accorde son soutien le 18 avril prochain. Parmi les huit candidats, deux favoris: Frédéric Saint-Geours, donc, et Pierre Gattaz, autre membre influent de l'UIMM et fils d'Yvon Gattaz, qui présidait l'ancêtre du Medef.

Si c'est à ce dernier que l'Union donne son vote, alors Frédéric Saint-Geours se rangera derrière lui. Et il espère qu'il fera de même dans le cas contraire. Un moyen de préserver l'unité au sein de la fédération qui "divisée, est très affaiblie", affirme celui qui en a repris les rênes après le scandale des caisses noires.

Il ne faut pas rendre plus complexe l'accord social

Leurs visions divergentes sur le temps de travail pourraient les départager. Le patron de Radiall, PME spécialisée dans la connectique, prône l'abandon des 35 heures dans les petites et moyennes entreprises. Frédéric Saint-Geours, lui, appelle à appliquer l'accord interprofessionnel du 11 janvier, qui permet, "dans toutes les entreprises, petites moyennes ou grandes, d'aménager le régime de la durée du travail en accord avec les salariés".

Il met d'ailleurs en garde les sénateurs, amenés à se prononcer sur le texte d'ici le 17 avril. Il faut qu'ils aient "bien conscience de leurs responsabilités", prévient-il. "L'instrument qui permet aux entreprises de réagir à toutes variations d'activité grâce à des accords en leur sein est indispensable aujourd'hui" martèle-t-il…

Lorsque le texte est passé à l'Assemblée nationale, les députés ont fait en sorte que la mobilité dans l'entreprise ne soit pas obligatoire. Ce que regrette le candidat à la tête du Medef. "La volonté des signataires de l'accord, selon Frédéric Saint-Geours, était de mettre au point quelque chose de simple et de rapide". Maintenant, "il ne faut pas aller plus loin, sinon l'équilibre risque d'être rompu".

N.G.