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François Hollande: "l'inversion de la courbe du chômage est amorcée"

François Hollande s'est félicité de la baisse du chômage au mois d'octobre.

François Hollande s'est félicité de la baisse du chômage au mois d'octobre. - -

Le président de la République s'est réjoui, jeudi 28 novembre, de la baisse du nombre de chômeurs au mois d'octobre. Un peu plus tôt, Michel Sapin avait déjà assurée que l'inversion de la courbe du chômage était "entamée".

La baisse, même modérée, du nombre de demandeurs d'emploi en octobre a évidemment suscité de nombreuses réactions, jeudi 28 novembre. A commencer par celle du chef de l'Etat.

"L'inversion de la courbe du chômage est désormais amorcée. Avec la diminution en octobre de 20.500 du nombre des chômeurs, un premier résultat est acquis. Il est conforme à l'engagement que j'avais pris pour la fin de cette année", s'est félicité François Hollande, dans un communiqué.

"Comme je l'ai indiqué ce matin même, la mobilisation pour l'emploi, qui porte ses fruits, doit se poursuivre et même s'amplifier. Car je n'oublie pas que plus de 3.270.000 personnes restent inscrites à Pôle emploi", poursuit-t-il.

"Les chiffres publiés aujourd'hui confirment que la bataille pour l'emploi peut être gagnée. Elle prendra le temps nécessaire pour diminuer, mois après mois, le chômage en France", conclut le président de la République.

"Il reste beaucoup trop de personnes au chômage"

Un peu plus tôt, Michel Sapin avait affirmé que l'inversion de la courbe du chômage était "entamée" avec cette baisse du nombre de demandeurs d'emploi de 0,6%.

C'est une bonne nouvelle, c'est le premier mois où le chômage recule véritablement", a-t-il déclaré au micro de BFMTV. "C'était l'objectif: amorcer l'inversion. Il fallait d'abord ralentir la hausse du chômage. Mais la bataille est devant nous, car il faut que cette baisse s'inscrive dans la durée. Il reste beaucoup trop de personnes au chômage."

De son coté, Claude Bartolone, président PS de l'Assemblée nationale a souligné: "le discours volontariste du président de la République, allié aux mesures prises depuis un an et demi (emplois d'avenir, contrat de génération, CICE), commencent à porter leurs fruits. C'est toute la France qui doit s'en réjouir. Cette bonne nouvelle doit permettre de réinstaller la confiance. Confiance dans la politique menée et confiance en nous-mêmes, en nos atouts, en notre jeunesse, en notre capacité de rebond."

"Acharnement statistique"

En revanche, Jean-François Copé, président de l'UMP, affirme que "la baisse du chômage en catégorie A est positive pour toutes les personnes concernées, mais elle n'occulte pas la forte progression globale des demandeurs d'emploi en incluant ceux qui ont une activité réduite".

Sur BFMTV, Frédéric Lefebvre, député UMP des Français de l'étranger (Amérique du Nord) a déclaré : "la baisse du chômage est une bonne nouvelle pour mon pays." Il a demandé toutefois que soit publié "le nombre de licenciés pour raisons économiques qui bénéficient du statut CSP (contrat de sécurisation professionnel)", et qui, à ce titre, "ne figurent pas dans les statistiques du chômage". Il a appelé à réfléchir aux "impôts qu'il faut baisser pour relancer l'embauche", souhaitant "qu'à droite comme à gauche, dans la majorité comme dans l'opposition, nous en fassions la priorité des prochains mois".

"La baisse apparente du chômage en octobre relève d'un acharnement statistique", estime le Front national dans un communiqué. Pour appuyer son affirmation, le FN insiste sur "la forte progression du nombre de demandeurs d'emploi en catégories B et C (+36.400) et la multiplication des contrats aidés, coûteux et sans avenir".

Il n'y a pas d'inversion de la courbe du chômage et au-delà des chiffres, "la précarité continue à flamber", a réagi jeudi soir le secrétaire général de la CGT Thierry Lepaon.

Y. D.