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Chômage: Hollande est "persuadé" de l'inversion de la courbe avant fin 2013

François Hollande a bien précisé maintenir son objectif d'inverser la courbe du chômage avant la fin de l'année.

François Hollande a bien précisé maintenir son objectif d'inverser la courbe du chômage avant la fin de l'année. - -

En déplacement à Aubervilliers ce jeudi 28 novembre, le président de la République a nuancé son objectif qui est d'inverser durablement la courbe du chômage. Dans une déclaration à l'AFP il s'est toutefois dit "persuadé" que cet objectif est tenable.

Alors que le ministère du Travail publie, ce jeudi 28 novembre, le nombre de demandeurs d'emploi pour le mois d'octobre, François Hollande nuance son objectif d'inverser la courbe du chômage avant la fin de l'année.

Interrogé sur cet objectif, le président de la République a ainsi affirmé, lors d'un déplacement à Aubervilliers, que "la bataille est engagée. Elle se jouera mois par mois. Nous devons travailler sans cesse. Ça prendra tout le temps qui est nécessaire. Ce mois-ci comme les autres mois. Mais ce qui compte c'est cette tendance que nous devons imposer. C'est que le chômage doit cesser d'augmenter".

Le président a ensuite précisé aux journalistes que ces propos signifient toutefois qu'il maintient tout de même son objectif, modérant quelque peu ses déclarations précédentes.

Dans un entetien accordé à l'AFP, il a bien insisté en affirmant être "persuadé" de l'inversion de la courbe avant la fin 2013."De la bataille pour l'inversion de la courbe du chômage, il faut passer à la bataille pour une baisse continue du nombre de chômeurs et l'intensifier", a-t-il ajouté.

Le président PS du Sénat, Jean-Pierre Bel a réagi aux propos du président en appelant à "ne pas tomber dans une espèce de dramatisation" sur la date de l'inversion de la courbe du chômage. Le rapporteur PS du Budget, Christian Eckert, a lui affirmé qu'il "se garderait bien de fixer un calendrier sur ce sujet".

"Tous les moyens sont mobilisés"

Depuis des mois, l'exécutif s'est fixé comme cap de parvenir à une inversion durable de la courbe du chômage avant la fin de l'année 2013. Mais le FMI, l'Insee ou encore l'OCDE ont tous affirmé que cet objectif n'est pas tenable notamment en raison de la croissance insuffisante que connaît le pays.

Et quand bien même "la reprise s'esquisse", "même quand on aura un niveau de croissance plus élevé, il y aura toujours des plans sociaux", a, de plus, déclaré François Hollande.

Il a rappelé que le gouvernement a dégagé 300 millions "d'euros" pour "faire de la résistance" et aider les entreprises qui traversent une mauvaise passe mais qui ont un avenir. "Nul ne comprendrait qu'on mette de l'argent public pour n'aboutir à rien".

"Tous les moyens sont mobilisés, tous". Il a également affirmé que les entreprises et les collectivités locales doivent prendre part à l'effort. " Une unité doit être créée.On ne peut réussit les uns contre les autres".

86.000 emplois d'avenir

Le président de la République est également revenu en détail sur les différents contrats aidés. Concernant les contrats de génération, il a affirmé qu'"il ne s'agit pas d'une mesure pour attendre mais pour être pleinement partie prenante de la vie de l'entreprise" et permettre à un actif de moins de 25 ans de trouver un CDI.

Il a également rappelé l'autre dispositif, les "emplois d'avenir" pour "les jeunes éloignés du marché du travail". Le président a affirmé que 86.000 contrats de ce type ont déjà été signés et ainsi affiché sa confiance quant à l'objectif de signer 100.000 de ces contrats avant la fin de l'année.

Julien Marion avec BFMTV