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Fonction publique: la CFDT met en garde le futur gouvernement

La CFDT de la fonction publique a lancé un avertissement à Édouard Philippe et au futur gouvernement.

La CFDT de la fonction publique a lancé un avertissement à Édouard Philippe et au futur gouvernement. - Charly Triballeau - AFP

Inquiète de la réduction des effectifs promise par Emmanuel Macron, la CFDT de la fonction publique a sommé Edouard Philippe et le futur gouvernement d'adopter rapidement un "agenda social".

La CFDT de la fonction publique a prévenu ce lundi le futur gouvernement qu'il "ne sera pas acceptable que la question des moyens et des effectifs soit posée avant celle des missions", en le sommant d'adopter rapidement un "agenda social".

"La CFDT fonctions publiques attend que le prochain gouvernement engage sans attendre la construction d'un agenda social partagé avec les organisations syndicales représentatives des agents publics", déclare le 2e syndicat de la fonction publique dans un communiqué publié dès l'annonce de la nomination d'Edouard Philippe (LR) comme Premier ministre.

"Il ne sera pas acceptable que la question des moyens et des effectifs soit posée avant celle des missions", ajoute la CFDT dans ce texte en présentant ses revendications.

Revalorisation du point d'indice

Avant d'être élu président de la République, Emmanuel Macron prévoyait en effet de réduire de 120.000 le nombre de fonctionnaires afin de réduire les dépenses publiques (50.000 dans la fonction publique d'État et 70.000 dans la fonction publique territoriale).

Parmi ses revendications, la CFDT réclame notamment la poursuite de la revalorisation du point d'indice, qui permet de calculer la rémunération des fonctionnaires et qui a été revalorisé de 1,2% en deux fois en 2016, pour la première fois depuis 2010. L'ensemble des syndicats l'ont cependant jugée "insuffisante".

La CFDT souhaite également que le Compte personnel d'activité (CPA) appliqué aux agents publics, soit complété d'un compte personnel de la prévention de la pénibilité (C3P), dont ils ne bénéficient pas jusqu'à présent, ceux d'entre eux exerçant les métiers les plus pénibles étant déjà classés en "catégories actives".

Y.D. avec AFP