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Eric Aubin (CGT): "nous voulons une réforme des cotisations sociales"

Eric Aubin, secrétaire confédéral de la CGT en charge des retraites, était l'invité de BFM Business, lundi 25 mars.

Eric Aubin, secrétaire confédéral de la CGT en charge des retraites, était l'invité de BFM Business, lundi 25 mars. - -

Éric Aubin, chargé du dossier des retraites à la CGT, était l'invité de BFM Business, lundi 25 mars. Pour lui, les dividendes des entreprises devraient financer en partie la protection sociale.

Dans le dossier épineux des retraites, la CGT compte bien faire entendre sa voix. Eric Aubin, secrétaire confédéral du syndicat en charge du sujet, l’a confirmé au micro de BFM Business, lundi 25 mars.

Et l’allongement de la durée d’activité, prônée notamment par l’opposition, n’est pas une solution adéquate, selon lui. "Bien entendu, il faudra une nouvelle réforme", a-t-il affirmé. "La question démographique est connue depuis bien longtemps, on sait que les mesures d’âge ne résolvent absolument rien, et qu’une réforme systémique –comme la démontré le Conseil d’orientation des retraites- ne règle pas le problème. Il faut donc une grande réforme du financement, c'est ce qu’attend la CGT."

"Il faut tout remettre sur la table"

Pour Eric Aubin, même si le gouvernement a déjà prévenu que tous les Français seraient amenés à faire des efforts, pas question pour autant d’augmenter les cotisations salariales.

Selon lui, la source de financement se trouve ailleurs: "nous proposons que soient mis à contribution les revenus financiers des entreprises. Il faut que les dividendes le soient beaucoup plus qu’aujourd’hui."

Une opération qui pourrait s'avérer rentable, selon le syndicaliste: "on parle d’une assiette de l’ordre de 250 milliards d’euros: si on les taxait au même niveau que les cotisations sociales que payent les salariés, on serait environ à 20 milliards pour nos caisses de retraite."

En résumé, le syndicat propose que "la protection sociale [soit] financée par le travail. Nous voulons donc une réforme globale des cotisations sociales. Il faut tout remettre sur la table."

Y.D.